- Accident nucléaire virtuel à Gravelines (Nord), Le Monde, article d'Hervé Morin, paru dans l'édition du 20.01.11
dimanche 23 janvier 2011
Exercice d'évacuation à la centrale : les habitants n'ont pas joué le jeu !
mardi 28 décembre 2010
dimanche 28 novembre 2010
HRO : High Reliability Organizations : haute fiabilité organisationnelle
- redondance des canaux de décision,
- redondance du contrôle entre les acteurs,
- accord sur les buts au sein de l’organisation,
- centralisation et décentralisation des décisions lorsque les circonstances l’exigent,
- entraînement et recyclage permanent.
Ces caractéristiques ne constituent pas un modèle organisationnel, mais un ensemble d’outils dont dispose l’organisation pour faire face aux défis sécuritaires."
EXTRAITS de l'aricle de Bruno Tiberghien "LES TERRITOIRES À DANGEROSITÉ INHÉRENTE" :
"Sans revenir dans le détail sur l’ensemble de ce qui constitue ce corpus théorique, nous pouvons rapidement rappeler que les travaux de Weick et Sutcliffe (2001) sur les organisations nécessitant une grande fiabilité (OHF) mettent en avant 5 processus clés permettant de maintenir, au quotidien, un management de l’inattendu :
- l’attention portée aux échecs plutôt qu’aux succès;
- la méfiance envers la simplification des interprétations;
- la sensibilisation aux opérations (et leur caractère délicat);
- l’obligation de résilience;
- la déférence envers l’expertise, pour garantir la fluidité du système de prise de décision.
La combinaison de ces cinq processus permet de produire un état de « vigilance collective » (mindfulness), une sorte d’état d’alerte permanent, grâce à la qualité des interactions au sein de l’organisation. Être attentif consiste ici à développer une conscience aiguë des détails discriminatoires ainsi qu’une capacité accrue à découvrir et à corriger les erreurs qui pourraient se transformer en crise. "
POUR EN SAVOIR PLUS :
Le projet HRO sous les feux des médias
High Reliability Organizing : site américain consacré à la HRO
samedi 20 novembre 2010
Comment développer la culture et la réponse des citoyens aux risques?
- identifier les diverses approches de la culture du risque en France
- identifier les moyens pour développer et diffuser cette culture du risque
- s’interroger sur la manière d’entretenir et de nourrir cette culture au sein des populations.
dimanche 14 novembre 2010
Gestion des risques futurs : Atlas des futurs du monde
Ecrit par Virginie Raisson, coauteur des atlas du « Dessous des cartes », l'ouvrage ne prétend pas prédire l’avenir, mais donner à comprendre les mutations en cours pour éclairer le futur d’une manière raisonnée.
Quel enseignement en tirer ? Que l’avenir n’est pas univoque : ce n’est que si nous restons passifs que nous nous réservons le pire des futurs possibles.
Pour en savoir plus :
Un aperçu de l'Atlas des Futurs du Monde ;
Un article du journal Sud Ouest consacré à cet atlas dans son édition d'aujourd'hui
dimanche 24 octobre 2010
vendredi 15 octobre 2010
Risques et crises en Terra Incognita
Patrick Lagadec / Directeur de Recherche à l'Ecole Polytechnique / October 11th, 2010
"les «cygnes noirs» se font de plus en plus «normaux», obligent à tolérer cette perspective dérangeante, et à se mettre en quête d’une nouvelle alliance avec le risque"
Bonne lecture !
dimanche 26 septembre 2010
reportage sur les zones inondables en France
Bonne écoute !
(pour écouter, il faut télécharger Real player, reportez vous à la rubrique "aide à l'écoute"
mardi 22 juin 2010
Pourquoi les pouvoirs publics sont-ils si malhabiles dans la gestion des risques ?
"M. François Ewald. - Nous nous gargarisons du principe de précaution, instrument à la fois sommaire et efficace de la gestion des risques, mais n'avons guère la culture de la préparation, très développée aux États-Unis.
En 1982, la réalité des catastrophes naturelles était mal connue. L'assurance était aussi celle des élus, qui jusqu'alors devaient aller quémander des secours à Paris en cas de calamité ! Avec la loi de 1982, le risque a été transféré aux assureurs. Aujourd'hui, l'information est pléthorique : les entreprises s'adressent à des agences spécialisées dans l'information sur les catastrophes naturelles. Pourquoi l'administration n'a-t-elle pas disposé de ces services ? Il est vrai que ce sont des informations sensibles, confidentielles. De même, la loi Kouchner de 2002 excluait certaines informations médicales du commerce social ou économique. Mais l'administration gère sommairement des situations qui pourraient l'être plus finement - sachant qu'une information différenciée sur chaque parcelle de terrain est plus délicate à gérer, là où le principe de précaution réduit les marges d'erreur ! Choisir la conduite adaptée, c'est sortir du tout ou rien... "
mercredi 16 juin 2010
"Xynthia : le risque a été minoré"
- "Renforcer la culture du risque
Les inspecteurs recommandent la mise en place, dans les zones les plus exposées au danger, d'exercices d'évacuation incluant les populations, de campagnes de communication et d'affiches permanentes. La mission regrette surtout l'absence de plans communaux de sauvegarde, simples et opérationnels, permettant d'organiser les secours en amont. Les préfets devraient à l'avenir encourager leur élaboration."
- Par ailleurs, le rapport relève "une politique de prévention «peu satisfaisante»
Si la France est dotée «d'un corpus doctrinal élaboré et globalement approprié», la mise en œuvre des règles et principes au plan local révèle de «sérieuses carences». Entre autres, des plans de prévention des risques littoraux peu nombreux, des documents locaux d'urbanisme souvent anciens et dépassés. Exemple en Vendée : sur trente communes visitées, seules dix disposent d'un plan local d'urbanisme approuvé. Une situation qualifiée de «manifestement anormale» par la mission, qui suggère de renforcer la capacité de l'État à exercer un contrôle de légalité en matière d'urbanisme."
- Enfin, le risque aurait été "minoré" :
"La définition de l'aléa inondation qui sert aujourd'hui de référence n'a pas évolué depuis 1990. Négligeant la mémoire historique des événements extrêmes observés sur le littoral, «ce risque est à l'évidence minoré», souligne la mission, qui précise : le phénomène Xynthia serait «rare mais pas exceptionnel». Les inspecteurs recommandent donc de revoir, à cette aune, tous les atlas des zones inondables sur le littoral atlantique, ainsi que les plans de prévention."
mardi 15 juin 2010
H1N1 : Pandémie grippale et ressenti des entreprises - un RETEX du HCFDC
"Face à un dispositif ressenti comme mal adapté et souvent mal compris, tant dans la population, que dans les directions d’entreprises, la gestion de cette crise a généré des incompréhensions et interrogations face à une communication stratégique déficiente de l’Etat et au « non-dit » sur certaines mesures évoquées dans les plans (absence de visibilité et de critères sur les prises ou non prises de décisions).
"les contributeurs à ce rapport pensent que la faiblesse de la communication stratégique et de la planification avec la société civile sont les raisons majeures des difficultés rencontrées dans la gestion de cette crise « larvée », pourtant très fortement préparée par l’Etat."
dimanche 13 juin 2010
gestion de la pandémie H1N1 : et si c’était à refaire ?
- M. François Heisbourg, conseiller spécial pour la fondation pour la recherche stratégique
- M. Patrick Lagadec, directeur de recherche à l’Ecole Polytechnique, spécialiste du pilotage des crises hors cadre
- M. Emmanuel Hirsch, professeur à l’Université Paris-Sud XI
Cette journée permettra de répondre qux questions suivantes :
- Comment s’assurer de la fiabilité des informations disponibles ?
- Comment croiser ces informations avec les plans pré-établis ?
- Comment associer les citoyens aux décisions ?
- Comment organiser l’action publique ?
Organisée par Jean-Pierre Door, député et Mme Marie-Christine Blandin, sénatrice, co-rapporteurs de l’étude de l’OPECST (OFFICE PARLEMENTAIRE D’ ÉVALUATION
DES CHOIX SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES) sur la mutation des virus et la gestion des pandémies cette journée "propose sous le thème « Et si c’était à refaire? » une réflexion sur la manière dont une telle crise sociétale pourrait être prévenue et gérée différemment en tenant compte des retours d’expérience et des variables entre degré de gravité estimé et constaté. La restauration de la confiance en l’expertise par des garanties d’indépendance fait partie du débat."
Le programme est disponible sur le site de l'assemblée nationale
rappel de mes billets précédents traitant de ces retours d'expérience sur la grippe A H1N1 :
RETOUR SUR LA GRIPPE A H1N1 : le "diktat" du principe de précaution
RETOUR SUR LA GRIPPE A H1N1 : audition de Roselyne Bachelot cet après-midi
RETEX GRIPPE A H1N1 : Réflexion historique sur l’échec vaccinal de 2009RETEX GRIPPE A H1N1 : "un échec ou un non-succès, sur les raisons duquel il convient de s’interroger"
RETEX GRIPPE A H1N1 : un "échec à méditer"
RETEX GRIPPE A H1N1 : audition de la ministre et des laboratoires par le Sénat
RETEX GRIPPE A H1N1 : commission d'enquête parlementaire et OMS
commission d’enquête parlementaire sur la grippe A H1N1
RETEX sur la grippe A H1N1 : première contribution de Patrick LAGADEC
Grippe A H1N1 et Principe de précaution
Retour sur la grippe A H1N1 : sur-réaction ou sagesse mal comprise ?
samedi 12 juin 2010
Tempête Xynthia : "DE GRAVES DÉFAILLANCES DANS L'ANTICIPATION DU RISQUE"
La mission d'information du Sénat sur les conséquences de la tempête Xynthia vient de remettre son rapport d'étape. Ce dernier pointe notamment de "graves défaillances dans l'anticipation du risque"..
Les leçons de cette tempête devrait permettre d'améliorer la gestion des risques en France.
.
Lors de la séance parlementaire du 12 mai 2010, un déficit de culture du risque en France avait notamment été pointé du doigt. Lors de son audition par le Sénat, M. Yannick Chenevard, président de la Fédération nationale de protection civile, avait "insisté sur le manque de culture du risque. Si des dépenses substantielles sont engagées en vue de protéger les infrastructures, et si l'arsenal juridique et les moyens techniques sont suffisants, la formation des citoyens est, elle, en revanche très insuffisante."
Il "y a vu la principale problématique en matière de prévention. Il a rappelé que la loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004 faisait du citoyen le premier de ses acteurs, préconisant de rendre obligatoire pour chaque étudiant, entre la classe de seconde et celle de terminale, de choisir une association de sécurité civile pour s'y former et obtenir ainsi un pré-requis qui lui serait demandé lors des journées d'appel et de préparation à la défense."
Parmi les premières pistes d'amélioration de la gestion du risque en France, le rapport d'étape prône :
- une "approche globale et intégrée"
- la mise en place d'une "véritable gouvernance du risque"
- "le partage d'expériences devant des évènements qui par définition ne se réduisent pas à un cadre franco-français"
- "la nécessité de développer une meilleure culture d'un risque menacé d'oubli par son caractère centennal mais qui pourrait s'intensifier du fait de l'élévation du niveau des mers"
Tout en constatant le caractère exceptionnel du phénomène météorologique et en se félicitant de cette mobilisation massive et efficace qui a suivi la tempête, votre mission observe que ses conséquences ont été aggravées par une série de défaillances dans l'anticipation du risque.
Elle a identifié ces défaillances dans cinq domaines qui concernent toute la chaîne de gestion du risque :
- une prévision qui n'a pas permis d'anticiper correctement les risques à terre ;
- une vigilance insuffisamment opérationnelle ;
- une prévention incomplète du risque de submersion marine ;
- une occupation des sols exposant au risque d'inondation ;
- un entretien très inégal des digues."
lundi 17 mai 2010
Patrick Lagadec, le visionnaire du risque
dimanche 25 avril 2010
Principe de précaution : sous le brouillard du volcan...

Dans ce cadre, et pour enrichir le débat, je vous conseille d'écouter une récente émission de Radio Notre-Dame : Principe de précaution, est-il prudent d’être prudent ? (21 avr. 2010). Cette émission regroupe
- Bernard Gérard, directeur adjoint Conservatoire du Littoral
- Michel Boyancé, directeur et doyen de l'IPC (Institut de Philosophie Comparée), professeur en éthique et politique
- Xavier Guilhou, spécialiste de la prévention des risques, président de XAG Conseil (Prévention des risques, Gestion des crises, Intelligence stratégique)
samedi 17 avril 2010
Une nouvelle revue sur les risques : Riseo

Editorial, par Georges Wiederkehr, Agrégé des Facultés de Droit, Professeur émérite de l’Université de Strasbourg, Doyen honoraire de la Faculté de Droit de Strasbourg
Qu’est-ce qu’un risque collectif ?, par David Melloni, Agrégé des Facultés de droit, Professeur de droit public à l’Université de Haute-Alsace et Membre du C.E.R.D.A.C.C.
Les financements de risques collectifs : l’exemple des fonds d’indemnisation et de garantie par Hervé Arbousset, Maître de conférences en droit public HDR à l’Université de Haute-Alsace Membre du C.E.R.D.A.C.C.
Les marges de manœuvre des maires face à l’application des Plans de Prévention du Risque Inondation par Johnny Douvinet (Maître de conférences en géographie, Université d’Avignon et des pays de l’Adour, Equipe d’Avignon U.M.R. C.N.R.S. 6012 ESPACE-Etude des Structures, des Processus d’Adaptation et des Changements de l’Espace) et Anne-Sophie Denolle (A.T.E.R. en droit à l’Université de Caen Basse-Normandie, Centre de Recherche sur les Droits Fondamentaux et sur les Evolutions du Droit)
Les documents cartographiques dans le cadre des PPRI : analyse critique par Nadia Dupont, Maître de conférences en géographie, Laboratoire COSTEL U.M.R. L.E.T.G. C.N.R.S. 6554, Université Rennes 2-Haute Bretagne
Le principe de précaution rend-il l’évaluation indispensable ? par Valentine Erné-Heintz, Maître de conférences en économie à l’Université de Haute-Alsace, membre du C.E.R.D.A.C.C.
Quelle place pour les sciences de l’antiquité dans une nouvelle culture du risque inondation ? par Philippe Leveau, Professeur émérite en Archéologie, Centre Camille Jullian, U.M.R. 6573, Université de Provence - C.N.R.S.
Territorialisation ou déterritorialisation du risque ? Analyse comparative et critique de la procédure de réalisation des P.P.R.N.P. par Brice Martin (Maître de conférences en géographie à l’Université de Haute-Alsace, Membre du C.R.E.S.A.T. EA3436), Romain Ansel, Ouarda Guerrouah et Lauriane With (Doctorants en géohistoire des risques, Membres du C.R.E.S.A.T. EA3436)
La mosaïque de l’assurance des risques collectifs par Bertrand Pauvert, Maître de conférences en droit (H.D.R.) à l’Université de Haute-Alsace, membre du C.E.R.D.A.C.C.
La responsabilité pénale d’un club sportif par Jean-Pierre Vial, Docteur en droit
lundi 5 avril 2010
Rencontres nationales du risque public : en juin 2010 à Paris.
mercredi 31 mars 2010
RETOUR SUR LA GRIPPE A H1N1 : le "diktat" du principe de précaution
mardi 23 mars 2010
RETOUR SUR LA GRIPPE A H1N1 : audition de Roselyne Bachelot cet après-midi
RETEX GRIPPE A H1N1 : un "échec à méditer"
RETEX GRIPPE A H1N1 : audition de la ministre et des laboratoires par le Sénat
RETEX GRIPPE A H1N1 : commission d'enquête parlementaire et OMS
commission d’enquête parlementaire sur la grippe A H1N1
RETEX sur la grippe A H1N1 : première contribution de Patrick LAGADEC
Grippe A H1N1 et Principe de précaution
Retour sur la grippe A H1N1 : sur-réaction ou sagesse mal comprise ?
samedi 20 mars 2010
KINDUNOS : un réseau de chercheurs sur l’histoire des dangers environnementaux

Kindunos est un réseau de jeunes chercheurs et le nom d’un projet de recherche financé par l’Agence nationale de la Recherche (ANR). Ce projet, franco-canadien, associe Sciences Po, la European Society for Environmental History (ESEH), l’EHESS, Niche (Nouvelle initiative canadienne en histoire de l’environnement), la chaire d’histoire environnementale du Québec, le Ruche (Réseau de recherches en histoire de l’environnement).
Trois intuitions guident les chercheurs de Kindunos :
1/ La volonté d’inscrire l’histoire environnementale au cœur de la discipline historique et d’importer, au sein de l’histoire environnementale, des travaux n’utilisant pas nécessairement le mot environnement car inscrits dans d’autres contextes intellectuels.



