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jeudi 9 décembre 2010

POUR UNE RESERVE DE SECURITE NATIONALE

Le 14 décembre, au cours d’une conférence de presse, les sénateurs Joëlle GARRIAUD-MAYLAM et Michel BOUTANT présenteront les principales conclusions de leur rapport d’information : « POUR UNE RESERVE DE SECURITE NATIONALE »
EXTRAITS :

"La France doit pouvoir faire face à plusieurs types de crise : des conflits régionaux, des actes terroristes majeurs, des catastrophes naturelles ou des pandémies. Or, ces crises sont susceptibles de saturer les capacités des forces d’active des armées, des services de sécurité et de secours.
La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées a donc souhaité savoir dans quelles mesures les réserves militaires et civiles peuvent apporter un renfort aux forces d’active.
Après un diagnostic approfondi, le rapport de la mission sénatoriale propose une série de mesures de nature à accroître la réactivité des réservistes lors du déclenchement de la crise. La mission a, notamment, élaboré une proposition de loi tendant à insérer dans le code de la défense un nouveau cadre juridique de « réserve de sécurité nationale » qui permettra de fiabiliser le recours aux réserves militaires et civiles afin de prolonger et d’amplifier la capacité de l’Etat à faire face à ces crises, à intervenir plus efficacement et à mieux protéger la population.
EN SAVOIR PLUS :

Vidéo de Michel BOUTANT et Joëlle GARRIAUD-MAYLAM sur l'état des lieux de la réserve militaire et civile en France

mercredi 16 juin 2010

"Xynthia : le risque a été minoré"

En complément de mon article précédent (Tempête Xynthia : "DE GRAVES DÉFAILLANCES DANS L'ANTICIPATION DU RISQUE" ) le Figaro d'aujourd'hui livre quelques éléments du rapport de la mission d'inspection interministérielle mise en place par Nicolas Sarkozy.
Selon ce rapport repris par le Figaro, il faut :
  • "Renforcer la culture du risque

Les inspecteurs recommandent la mise en place, dans les zones les plus exposées au danger, d'exercices d'évacuation incluant les populations, de campagnes de communication et d'affiches permanentes. La mission regrette surtout l'absence de plans communaux de sauvegarde, simples et opérationnels, permettant d'organiser les secours en amont. Les préfets devraient à l'avenir encourager leur élaboration."

  • Par ailleurs, le rapport relève "une politique de prévention «peu satisfaisante»

Si la France est dotée «d'un corpus doctrinal élaboré et globalement approprié», la mise en œuvre des règles et principes au plan local révèle de «sérieuses carences». Entre autres, des plans de prévention des risques littoraux peu nombreux, des documents locaux d'urbanisme souvent anciens et dépassés. Exemple en Vendée : sur trente communes visitées, seules dix disposent d'un plan local d'urbanisme approuvé. Une situation qualifiée de «manifestement anormale» par la mission, qui suggère de renforcer la capacité de l'État à exercer un contrôle de légalité en matière d'urbanisme."

  • Enfin, le risque aurait été "minoré" :

"La définition de l'aléa inondation qui sert aujourd'hui de référence n'a pas évolué depuis 1990. Négligeant la mémoire historique des événements extrêmes observés sur le littoral, «ce risque est à l'évidence minoré», souligne la mission, qui précise : le phénomène Xynthia serait «rare mais pas exceptionnel». Les inspecteurs recommandent donc de revoir, à cette aune, tous les atlas des zones inondables sur le littoral atlantique, ainsi que les plans de prévention."

samedi 12 juin 2010

Tempête Xynthia : "DE GRAVES DÉFAILLANCES DANS L'ANTICIPATION DU RISQUE"

La mission d'information du Sénat sur les conséquences de la tempête Xynthia vient de remettre son rapport d'étape. Ce dernier pointe notamment de "graves défaillances dans l'anticipation du risque".
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Les leçons de cette tempête devrait permettre d'améliorer la gestion des risques en France.
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Lors de la séance parlementaire du 12 mai 2010, un déficit de culture du risque en France avait notamment été pointé du doigt. Lors de son audition par le Sénat, M. Yannick Chenevard, président de la Fédération nationale de protection civile, avait "insisté sur le manque de culture du risque. Si des dépenses substantielles sont engagées en vue de protéger les infrastructures, et si l'arsenal juridique et les moyens techniques sont suffisants, la formation des citoyens est, elle, en revanche très insuffisante."
Il "y a vu la principale problématique en matière de prévention. Il a rappelé que la loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004 faisait du citoyen le premier de ses acteurs, préconisant de rendre obligatoire pour chaque étudiant, entre la classe de seconde et celle de terminale, de choisir une association de sécurité civile pour s'y former et obtenir ainsi un pré-requis qui lui serait demandé lors des journées d'appel et de préparation à la défense."
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Parmi les premières pistes d'amélioration de la gestion du risque en France, le rapport d'étape prône :

  • une "approche globale et intégrée"
  • la mise en place d'une "véritable gouvernance du risque"
  • "le partage d'expériences devant des évènements qui par définition ne se réduisent pas à un cadre franco-français"
  • "la nécessité de développer une meilleure culture d'un risque menacé d'oubli par son caractère centennal mais qui pourrait s'intensifier du fait de l'élévation du niveau des mers"
Enfin, ce rapport n'hésite pas à souligner "DE GRAVES DÉFAILLANCES DANS L'ANTICIPATION DU RISQUE :
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Tout en constatant le caractère exceptionnel du phénomène météorologique et en se félicitant de cette mobilisation massive et efficace qui a suivi la tempête, votre mission observe que ses conséquences ont été aggravées par une série de défaillances dans l'anticipation du risque.
Elle a identifié ces défaillances dans cinq domaines qui concernent toute la chaîne de gestion du risque :
- une prévision qui n'a pas permis d'anticiper correctement les risques à terre ;
- une vigilance insuffisamment opérationnelle ;
- une prévention incomplète du risque de submersion marine ;
- une occupation des sols exposant au risque d'inondation ;
- un entretien très inégal des digues."
Bonne lecture ! Au plaisir de partager sur vos commentaires !