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lundi 25 octobre 2010

"La grippe révèle l'imaginaire de nos sociétés"

Dans un livre qui vient de paraître, Un monde grippé (Flammarion, 350 p., 21 €), Frédéric Keck, anthropologue au CNRS analyse comment nos sociétés réagissent face aux nouveaux risques sanitaires. :
"Nos sociétés ne sont pas fondamentalement différentes des sociétés sauvages ; elles se préparent aux catastrophes futures en se racontant des histoires sur les êtres composant leur environnement. Si l'histoire de la pandémie marche si bien, c'est parce qu'elle touche très profondément à notre rapport à la nature et à la mort.
Par les récits sur les catastrophes à venir, nos sociétés prennent conscience de leur vulnérabilité et se rendent plus fortes en intégrant un nombre croissant d'acteurs – y compris les animaux et les virus."
bonne lecture

vendredi 15 janvier 2010

commission d’enquête parlementaire sur la grippe A H1N1

"ce qui n’a pas fonctionné doit nous servir
à préparer un plan réellement opérationnel, efficace et réaliste
pour le jour où nous serons confrontés à une pandémie plus grave"

Une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination de la grippe A (H1N1) vient d'être déposée à l'assemblée nationale.

Constatant que
  • "la France s’est montrée clairement en difficulté dans ce dossier"
  • "notre pays fait partie de ceux qui ont le taux de vaccination le plus faible, malgré les moyens très importants engagés"
  • "Au moment de la grippe aviaire, des plans avaient été établis pour éviter le risque d’une pandémie. Ces plans n’ont vraisemblablement pas été suivis ou bien étaient inadaptés."
cette résolution propose :
  • "un véritable travail d’analyse, transparent, public et contradictoire
  • afin de comprendre les dysfonctionnements du plan de vaccination et les améliorations à lui apporter."
cette commission d’enquête devra répondre à de nombreuses questions dont :
– " Comment communiquer mieux sans générer le trouble dans les esprits ?"
– " Comment réaliser des vaccinations de masse ?"
– " Pourquoi et comment d’autres pays occidentaux ont-ils réussi à vacciner plus de patients que nous ?"
Cette proposition de résolution a été présentée par 6 députés du Nouveau Centre :
  • Jean-Christophe LAGARDE
  • Jean-Luc PRÉEL
  • Maurice LEROY
  • Jean DIONIS du SÉJOUR
  • Jean-Pierre ABELIN
  • Colette LE MOAL.

mardi 12 janvier 2010

Grippe A H1N1 et Principe de précaution



En complément de mon avant-dernier billet (Retour sur la grippe A H1N1 : sur-réaction ou sagesse mal comprise ? ), le site canal-académie vient de mettre en ligne l'émission intitulée "Comment fabrique-t-on une crise sanitaire... virtuelle ? : Derrière cette provocation se cache l’inquiétude du professeur André Aurengo. Peur du téléphone portable, de l’eau du robinet, du vaccin contre l’hépatite B..., ces questions souvent infondées finissent, sous la pression de l’opinion public, par enclencher un principe de précaution, et parfois des mesures gouvernementales qui au lieu de rassurer la population, l’inquiète : on lui cachait bien quelque chose. Faites le point sur les vraies et les fausses psychoses avec un médecin dont le discours est à contrecourant de bien des opinions à la mode."
Le site propose également de revenir sur le principe de précaution en lui consacrant un dossier qui regroupe plusieurs émissions :

Ceci afin de prendre en compte l'impact du principe de précaution et ses évolutions sociétales dans le RETEX qui sera consacré à la grippe A H1N1 et les choix faits par Roselyne Bachelot.

samedi 28 novembre 2009

le problème sécuritaire de la pandémie vu par SD

SD a (toujours) raison !
Dans un billet que j'aurais aimé écrire, SD note que nous sommes en train de passer d'un risque sanitaire à un risque sécuritaire.
Je cite certains extraits mais ne peux que vous recommander la lecture complète de ce billet (ainsi que ceux présents sur le blog de SD : Pour convaincre, la vérité ne peut suffire) :
"La pandémie H1N1 n'est pas qu'un problème de santé publique mais bien celui de l'ensemble de la nation, avec des implications sécuritaires. Le 26 novembre dernier, la police est intervenue pour calmer la population dans un centre de vaccination.
Tout cela pose la question de la résilience réelle de la population française que j'estime peu élevée face à des catastrophes naturelles ou des pandémies. Peu de morts et déjà des paniques collectives et des comportements égoïstes à grande échelle !
Cela pose la question de la culture du risque dans notre société.
l'heure n'est pas aux réponses mais à l'action et au civisme."
A ce billet de SD, je rajouterai que :
- malgré des plans bien préparés, les personnels des grands corps sécuritaires de l'Etat sont loin d'être tous vaccinés. Si tout le monde doit être sur le pont le jour J, pourquoi la vaccination de tous les policiers, gendarmes, pompiers, militaires, médecins, ... n'est-elle pas obligatoire ?
- cette crise sanitaire et la manière dont les citoyens réagissent doit nous inciter à redéfinir l'identité nationale au prisme de la défense face aux risques multiples auxquels nous serons confrontés. Dès lors, la notion d'esprit de défense est fondamentale. Elle ne fait pourtant l'objet d'aucune contribution sur le site internet de débat sur l'identité nationale.
Voir également :

vendredi 13 novembre 2009

Vaccinations pandémie : scepticisme et confusions & débat sur l'identité nationale

Alors que les médias européens s'interrogent sur la réalité du risque ("Pandémie ? Quelle pandémie ?", "Pandemic? What flu pandemic?" titrait cette semaine le journal britannique The Independent), que les experts scientifiques ne s'accordent pas sur la fiabilité du vaccin ou du Tamiflu et que la population a le sentiment que les décideurs et experts ont surévalué les risques et surréagi,
quelques enseignements peuvent être tirés de cette crise :
- le manque de cohésion nationale face aux crises. Cette absence d'unité nationale face à un enjeu en dit long sur notre faible résilience face aux risques majeurs...

- notre "société du risque" réagit selon les schémas présentés par Ulrich Beck : défiance par rapport aux données scientifiques, angoisses et remise en cause systématique des discours provenant des experts

- au moment où l'on redéfinit l'identité nationale (et je me répète, cf Débat sur l'identité nationale : quelle utilité ? ), il est impératif de savoir pourquoi il faut être unis face à l'adversité et de s'interroger sur les manières de créer cette communauté d'esprit national.

Pour aller plus loin :

mardi 27 octobre 2009

PANDEMIE : MARS versus ATHENA

Dans son article Mars ou Athena - Réflexions autour du livre Pandémie grippale - L’ordre de mobilisation, Patrick LAGADEC critique la part de gestion militaire (Mars) de la crise qui prend trop le pas sur la gestion citoyenne (Athena).
Cet article, paru le 5 septembre 2009 sur le site Espace éthique, est passé largement inaperçu mais pose cependant avec pertinence les enjeux de cette pandémie : certes la mobilisation de type militaire des moyens de l'Etat a été correctement engagée. Pour autant, la mobilisation citoyenne ne s'est pas faite parce que les citoyens n'ont pas été considérés comme acteurs de la réaction mais comme population à défendre. Une réflexion approfondie devra donc être conduite lorsque le temps du retour d'expérience viendra pour savoir comment, à l'avenir, mieux associer les citoyens à la défense de la cité, de leur cité.
EXTRAITS :
"Traditionnellement, dès qu’il est question de situation de désastre, les instances de décision plaident la nécessité de venir prendre en charge « nos populations » (pensées comme incapables de toute réaction), de remettre des cadres (supposés totalement anéantis), de contenir “panique” et désordres (tenus pour quasi inévitables et automatiques), de protéger l’ordre public (gravement menacé). Certes, l’accent est mis depuis deux ou trois décennies sur la nécessité de « communiquer » (beaucoup) et de consulter (un peu), mais si le niveau de gravité s’élève, les principes cardinaux sont rapidement de retour – « la force doit prévaloir sur le droit ». Athena est peut-être fort sympathique, mais elle doit laisser la place à Mars dès que l’on passe aux choses sérieuses.
Certes, il faut préparer des plans, des logiques d’intervention, des moyens, mais ne jamais penser que tout cela pourra se penser et se faire depuis des bureaux, des Q.G., à l’abri de leurs règles et de leurs secrets. A détruire la cohésion on ne génère que de l’incohérence. Certes, il faut faire montre d’autorité, mais c’est d’abord pour éviter que les conceptions traditionnelles de « perte de contrôle » et de « désordre », largement dramatisées par le discours médiatique automatique, ne conduisent à des inquiétudes extrêmes, à la mise en cause des responsables pour non assistance à populations en danger. Dans cette ligne, la première urgence est de faire comprendre qu’il est urgent de mobiliser totalement Athena, non de la mettre sous tutelle avant de la mettre aux fers si la mise au pas ne suffit pas.
Mars règle à l’avance les réponses, pour épargner à la Cité la difficulté des questions et des choix. Athéna convoque le citoyen pour lui faire connaître qu’il a devant lui des questions à ouvrir, à penser, à débattre, et à traiter : cette démarche qu’il lui faut engager est précisément ce qui donne sens et consistance à la Cité. Comme le dit Emmanuel Hirsch en introduction à l’ouvrage, la première urgence est bien une « urgence politique »

samedi 17 octobre 2009

GRIPPE A H1N1 : VERS UNE MUTATION DU VIRUS ?

Alors que les premiers cas d'infection de porcs par le virus de la grippe H1N1 pourraient avoir été détectés dans l'Etat du Minnesota (Nord des aux Etats-Unis), une possible mutation du virus doit être sérieusement envisagée.
Les services sanitaires américains préparent un vaccin pour les porcs, et feront placer en quarantaine les animaux infectés.
Malgré la faible virulence du virus actuellement constatée et les réponses énergiques déployées par les gouvernements, ce dernier événement doit inciter à rester vigilants et mobilisés.
en savoir plus : sur le blog Grippe aviaire.

jeudi 15 octobre 2009

un sous-officier de l'armée américaine décède de la grippe A H1N1

A lire sur le blog The Tension : un sous-officier de l'armée de l'air US est décédé le 4 octobre 2009 des suites de complications médicales après avoir contracté le virus de la grippe A H1N1.
A l'heure où le format des armées est de plus en plus réduit, ce décès pose la question d'une vaccination prioritaire de certains corps essentiels à la survie de l'Etat : les professionnels de santé, les secours d'urgence, les forces de police et les armées, notamment.
Peu d'articles paru dans la presse à grande audience ce sont intéressés à cet épineux problème éthique : pour la survie de la cité, qui doit-être prioritaire ?
Autre question à résoudre : si la pandémie frappe de plein fouet le pays, les missions de Défense à l'étranger (opérations extérieures) doivent-elles être maintenues ?
Le plan gouvernemental pandémie semble avoir tranché puisqu'il énonce dans le chapitre "Priorités particulières" relatives à la Défense :
"missions de continuité de l’action gouvernementale pour la préservation des fonctions militaires stratégiques ; missions de coopération civilo-militaire dans les domaines de la continuité gouvernementale, de la contribution à la sécurité et de l’assistance à lapopulation."
Rappel du Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale (paru en 2008) :
"La protection et l’intervention doivent permettre à l’État, la première, d’assurer sur le territoire national la sécurité des citoyens, de la société et de la vie économique, la seconde, de donner à la sécurité nationale, en étroite coordination avec nos partenaires européens et nos Alliés, la profondeur, la capacité d’adaptation et la mobilité nécessaires à toute stratégie de défense dans le monde du XXIe siècle."
Pour assurer cette préservation de la fonction "intervention", les militaires en opérations extérieures seraient vraissemblablement maintenus sur leur théâtre d'opération, tandis qu'une capacité d'intervention face à d'autres crises extérieures serait également préservée et ajustée selon la situation nationale, comme le déclare le plan pandémie en page 83 :
"Le ministre de la défense concourt à la préparation du dispositif national et prend toutes mesures nécessaires pour préserver les fonctions militaires stratégiques et, en situation de pandémie, pour permettre le concours des armées aux missions de défense civile dans la limite des effectifs rendus disponibles par le fonctionnement en mode dégradé du ministère et l’attrition due à la pandémie."

mercredi 14 octobre 2009

Guide canadien pour préparer la population à affronter la grippe A H1N1

Le gouvernement du Canada a lancé aujourd'hui un guide de préparation à la grippe A (H1N1) qui s'adresse directement à la population. La ministre de la Santé a rappelé que «chaque Canadien a un rôle à jouer pour prévenir la propagation du virus». Le guide sera également sur le site http://www.combattezlagrippe.ca/ La vaccination contre le virus de la grippe A (H1N1) débutera en novembre au Canada.

En savoir + : sur le blog "grippe aviaire"

jeudi 1 octobre 2009

Dossier spécial grippe A (H1N1)

A découvrir sur le site de DEXIA, un Dossier spécial grippe A(H1N1), qui a le mérite de la clarté :
"Conçu pour vous aider à préparer au mieux une éventuelle pandémie et vous accompagner dans le déploiement des mesures de prévention et d’organisation les plus efficaces pour votre établissement / votre collectivité, ce dossier spécial grippe A(H1N1) a d’abord pour ambition de répondre de manière concrète, claire et exhaustive à toutes les questions que vous vous posez..."

samedi 26 septembre 2009

un MASTER sur les RISQUES SANITAIRES NRBC

Mon ami SD me signale l'intéressante ouverture d'un nouveau MASTER-2 professionnel consacré aux risques sanitaires liés aux événements de nature nucléaire, radiologique, biologique ou chimique (NRBC).
Créé par l'Ecole du Val de Grace, en collaboration avec l’Université Paris VI et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), ce MASTER 2 NRBC répond aux attentes des pouvoirs publics et aux interrogations des acteurs de la santé. Il s’inscrit dans le cadre des formations en santé publique notamment celles relatives à l'épidémiologie interventionnelle. C’est sur ce dernier thème qu’est centré ce MASTER.
L’enseignement délivré répond aux principales problématiques posées par le risque NRBC : identification des risques, doctrines de mise en œuvre des contre mesures sanitaires, principes de prise en charge des victimes, conception et déroulement des plans de secours, conséquences sociétales, juridiques de ces menaces, éléments permettant une meilleure gestion de l’information en situation de crise...
En définitive, tout ce qu'il faut connaître pour gérer les risques et crises sanitaires de type NRBC.
3 formules sont proposées :
- cursus complet en vue de l’obtention du MASTER 2 PRO
- cursus menant à l’obtention d’un diplôme universitaire (DU)
- cursus menant à l’obtention d’une autorisation universitaire (AU)
Publics concernés : pas seulement le personnel de santé :
- praticiens de la santé (médecins, pharmaciens, odontologistes, vétérinaires, paramédicaux) - autres responsables impliqués dans la prévention et la sécurité : ceux qui sont impliqués dans la planification, l’organisation et la mise en œuvre des plans de secours sanitaires répondant à ce type de risque, étudiants qui se destinent à la recherche sur les agents du risque intentionnel ou ceux qui suivent un cursus de gestion des risques.
Pour en savoir plus :
La plaquette de présentation du mastère
La Présentation du MASTER et modalités d’inscription sur le site du ministère de la santé et des sports
La présentation du mastère sur le site du service de santé des armées
La présentation du mastère sur le site de l’université Pierre et Marie Curie - formations NRBC

samedi 19 septembre 2009

TOUT SAVOIR SUR LA PANDEMIE

Alors que « l'épidémie de grippe a débuté en France », que des sujets en bonne santé et que des organisations militaires sont également touchées, je vous conseille deux émissions radio diffusées sur France Culture les 2 et 14 septembre 2009.
Se documenter un peu plus permet de mesurer les écueils de la communication gouvernementale. Ainsi, cette dernière recommande, si l’on n’a pas de mouchoir, de s’essuyer avec sa manche. Mais le virus se plaît dans l’eau à 30°. Le vêtement contaminé, une fois passé à la machine aura donc contaminé les autres vêtements… De même, le lave-vaisselle n’atteint pas une température suffisante pour tuer le virus. Enfin, il faut également intégrer le temps d’effet du vaccin : une personne vaccinée le 1er octobre ne sera immunisée que le 15 novembre.
Qui le sait ?
Ces deux émissions permettent d’en savoir plus et de découvrir deux livres, l’un déjà paru - Pandémie grippale : l'ordre de mobilisation (cf. mon post : Pandémie grippale et éthique citoyenne), l’autre à paraître cette semaine : Grippe A (H1N1) : tout savoir, comment s'en prémunir?
L'émission du mercredi 2 septembre 2009 : « Rentrée scolaire/grippe A (H1N1) » : à écouter à partir de la 42ème minute : permet d'écouter les interviews d'Emmanuel Hirsch. Professeur des université, directeur de l'Espace éthique de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris et du département de recherches en éthique, université Paris-Sud XI ainsi que Jean-Philippe Derenne. Consultant au groupe hospitalier à La Pitié-Salpêtrière.
Extraits : une pandémie ne doit pas être pensée comme un phénomène purement médical. Mais elle doit être envisagée comme un phénomène sociétal. Le professeur Hirsch remet en cause la communication gouvernementale qui est caricaturale et se borne à n’avoir qu’une « approche hygiéniste ».
L'émission du lundi 14 septembre 2009 : « Champ libre (1/5) - Pandémie en pixels » : écoutez notamment de la 33ème minute à la 37ème l'interview de Patrick Lagadec qui préconise d’avoir une approche « militaire » face à la grippe : il faut imaginer ce que va faire l’ennemi (« avoir une red team approach ») pour se mettre à sa place et savoir à partir de l’action ennemie ce qu’il faut faire. Patrick Lagadec remet également en cause le plan en citant le Dr James Young qui, confronté à la grippe du SRAS, a déclaré : « la première victime, c’était le plan ».
Bonne écoute.

jeudi 17 septembre 2009

Les mesures pour faire face à la pandémie grippale

A lire sur le Portail du gouvernement :
"Le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales et la ministre de la santé et des sports ont présenté une communication relative aux mesures pour faire face à la pandémie grippale.
Alors que la France vient de franchir pour la première fois la semaine dernière le seuil épidémique, l’observation du virus dans l’hémisphère sud conforte sa stratégie de lutte contre l’épidémie. En effet, si le virus exprime à ce stade une virulence modérée équivalente à celle de la grippe saisonnière, il est apparu très contagieux, et des formes graves, bien que rares, ont été observées.
C’est pourquoi, afin de limiter les risques pour la santé publique ainsi que la perturbation de la vie socio-économique, la France a mis en place un dispositif fondé sur les mesures suivantes : diffuser auprès du plus grand nombre les pratiques de prévention, disposer d’une quantité de vaccins permettant de proposer la vaccination à tous les Français ; être en mesure de fournir à tous les malades les antiviraux et les masques anti-projections nécessaires ; anticiper l’afflux de patients dans les services de réanimation, notamment par l’acquisition de matériels complémentaires.

vendredi 4 septembre 2009

Jouer pour apprendre à gérer la pandémie A H1N1

Dans un article publié le 31/08/2009 et intitulé "The Great Flu", le jeu pour comprendre la grippe", le journal La Croix présente un site néerlandais qui "propose aux internautes d'apprendre à mieux appréhender les enjeux de la grippe A par un jeu pédagogique" :
" «Vous êtes le dirigeant de l’organisme de contrôle de la pandémie mondiale de grippe . C’est à vous de lutter contre la propagation d’un terrible virus. Le destin du monde dépend de vous ! » C’est sur un ton grave, une musique dramatique et des images de patients portant un masque que l’internaute est accueilli sur le site du jeu éducatif en ligne « The Great Flu » (La grande grippe). L’entrée en matière peut paraître déplacée au regard de la gravité du sujet. Mais le but de ce jeu, réalisé par le centre médical Erasmus de Rotterdam (Pays-Bas), « est avant tout pédagogique », dit Fred Balvert, à l’origine du site. « C’est un outil qui a fait ses preuves pour assimiler des connaissances de façon ludique », précise-t-il. Conçu pour les « 16-18 ans », le site a attiré 250 000 internautes de 76 pays depuis sa mise en ligne en mars dernier. ...
La suite de l'article, ici.

jeudi 9 juillet 2009

l'US Army face à la grippe A H1N1

En complément de mon précédent post, soulignons qu'à la date du 12 juin 2009, l'armée de terre (army) américaine comptait près de 200 cas de grippe A H1N1. A priori, aucun d'eux ne s'est révélé grave et la pandémie n'a pas empêché l'US Army d'assurer ses missions. Les messages officiels se veulent rassurant et montre que l'Army ne cède pas à la panique. Pour autant, le risque sanitaire est pris en compte à son juste niveau avec une campagne de prévention au niveau des troupes pour les sensibliser aux bons gestes pour se prémunir, tandis que le ministère de la Défense travaille activement (en collaboration avec la Santé) pour produire un vaccin approprié.
Plus d'informations sur le site de l'Army (http://www.army.mil/) et notamment l'article intitulé : Army takes steps in H1N1 prevention. Vous pouvez également consulter le blog The Tension - veritas vincit, consacré aux problématiques de Défense US et particulièrement l'article intitulé US Army Takes Steps in H1N1 (Swine Flu) Prevention.