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mardi 8 septembre 2009

Pandémie grippale et éthique citoyenne

Pour éclairer les débats actuels sur l'implication des citoyens et communautés dans le plan gouvernemental de lutte contre la grippe, je vous conseille la lecture de Pandémie grippale : l'ordre de mobilisation, que je vous avais conseillé comme lecture de rentrée. Ce livre se définit lui-même coimme un "manuel d'éthique pour temps de pandémie" (p. 28)
Ainsi peut-on lire :
p. 28 : "De quelle manière faire admettre des mesures contraignantes, des limitations à la liberté de mouvement, des confinements, des quarantaines, des restrictions dans la distribution de l'alimentation ou dans l'accès à certains services, alors qu'à aucun moment les responsables de la lutte contre la pandémie n'ont estimé opportun d'évoquer ces questions, d'y préparer l'opinion publique?"
p. 21 : "si les plans sont rédigés jusque dans la minutie de fiches adaptées à nombre de circonstances anticipées, nombre de médecins généralistes, et chaque jour davantage de membres de la cité, constatent leur impréparation et, d'une certaine manière, ce qu'ils commencent à considérer comme une stupéfiante négligence qui les a exclus d'un dispositif qui pourtant dépend essentiellement de leur capacité à assumer une responsabilité qui a priori leur est discutée ou confisquée."
p. 19 : "on ne saurait se satisfaire d'une communication qui s'évertue à rassurer sur l'accessibilité des thérapeutiques et des dispositifs hospitaliers"
p. 43 : "décider pour la patrie en intégrant le point de vue éthique, c'est donc permettre à ceux qui sont l'objet d'une politique d'en devenir également les sujets [...] dans la problématique de la pandémie, la logique commune de l'éthique et de la démocratie conseille de penser la menace grippale selon le paradigme historique de la patrie en danger. Intégrer le parti pris éthique à une politique de prévention, c'est mobiliser les citoyens pour la défense d'une cité ..."

L'appel des magistrats publié par Libération («Notre souci : préserver la démocratie») n'est qu'une des premières conséquences de la non implication, en amont, des citoyens dans leur défense face au risque de pandémie.
Rappelons que le plan gopuvernemental dans ses premières versions ne faiasit que très peu référence au citoyen, pourtant premier acteur dans la crise.
Soulignons également, comme nous y invite le général Honoré (chef de la Task Force Katrina, chargée de coordonner les efforts militaires lors de l’ouragan Katrina) que les risques d'ampleur auxquels nous serons confrontés nécessitent une véritable culture citoyenne de préparation face aux risques (voir mes Posts précédents :
Ceci ne me semble pourtant pâs remettre en cause mon Leitmotiv sur une nécessaire culture de préparation citoyenne face aux risques (ne se limitant pas à s'en laver les mains).

mercredi 3 juin 2009

PANDEMIE DE GRIPPE A H1N1 : L'ALERTE MAXIMALE SE RAPPROCHE

A lire dans les liens ci-dessous, le point actualisé sur la grippe A H1N1 :

- L'OMS estime que la grippe A H1N1 sera la première pandémie du XXIe siècle, mais estime la dangerosité du virus «modérée» ;
- nous sommes en phase 5 (en vigueur depuis le 29 avril et correspondant à une pandémie «imminente»), mais nous nous rapprochons de la phase 6 (alerte pandémique maximale) ;
- Bilan des victimes : près de 20 000 malades dont 120 morts dans plus de 65 pays différents : bilan moins catastrophique que certaines prévisions alarmistes et qui permet à l'OMS de qualifier l'épidémie de «modérée».
Dans l'article de Challenges, figurent les premières considérations économiques (faillites de restaurants mexicains, ...).
Bonne lecture !

http://www.lefigaro.fr/sante/2009/06/02/01004-20090602ARTFIG00618-h1n1-la-pandemie-mondiale-se-rapproche-selon-l-oms-.php
http://www.challenges.fr/actualites/monde/20090602.CHA4190/grippe_a__le_seuil_des_20.000_cas_se_rapproche.html http://www.zonegrippeaviaire.com/showpost.php?s=f605f25991eabf42086fc15300696cc9&p=39587&postcount=46
http://virusgrippeaviaire.blogspot.com/
http://gestiondesrisquesetcrises.blogspot.com/search/label/pand%C3%A9mie%20grippale

dimanche 31 mai 2009

LA GUERRE EST DECLAREE CONTRE LA GRIPPE A

L’article du Journal du Dimanche (« Le plan secret contre la grippe A », 30 Mai 2009) appelle plusieurs commentaires. Résumons d’abord son propos :
Pour faire face au retour du virus à l’automne, l’Etat se prépare à appliquer la vaccination obligatoire de tous les Français. 100 millions de doses seraient donc achetées. Pour un coût d’environ 1 milliard d’euros. L’Etat tire les enseignements de la grippe Espagnole de 1918 (« la grippe espagnole avait marqué le pas au printemps avant de revenir à l'automne, tuant 40 millions de personnes ») et surtout des « traumatismes laissés par plusieurs crises sanitaires successives, du sang contaminé à la canicule en passant par la vache folle, [qui] ont rendu les politiques d'une très grande prudence ».

Commentaires :
Pour l’instant, la grippe A aurait fait 100 morts, 15 000 malades. Ce qui, comparé aux 300 000 morts annuels dus à la grippe « normale », reste à relativiser (voir sur le site de l’OMS : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs211/fr/index.html ).
Si un tel « plan de bataille » se met en place, on risque de développer dans la population le sentiment que c’est à l’Etat de tout faire et que, puisque le vaccin existe il ne se passera rien.
Mais, si le virus mute encore en une forme rétive au vaccin, comment l’Etat l’expliquera-t-il ?
C’est exactement le même schéma qui se met en place que celui concernant les dispositifs d’indemnisations suite aux inondations : pourquoi le citoyen ferait acte de prudence puisque l’Etat sera toujours là ? (cf mon post : http://gestiondesrisquesetcrises.blogspot.com/2009/05/letat-face-la-gestion-des-risques.html ).
Au regard du droit, peut-on obliger tout le monde à se faire vacciner ?
Certains termes utilisés dans l’article sont caractéristiques des excès de triomphalisme générateurs de défaites lorsque la crise survient (ceci est parfaitement décrit par Patrick Lagadec, voir par exemple mon post sur Three Mile Island : http://gestiondesrisquesetcrises.blogspot.com/2009/03/laccident-de-three-mile-island.html). Ainsi peut-on lire : « plan de bataille ; pied de guerre ; nous serons prêts ; nous avons mis en place un groupe d'experts ; nous étions déjà les mieux préparés à une pandémie de grippe aviaire ; la France a une tradition centralisatrice qui facilite la mise en place d'un système de prévention efficace ».
Mais que se passera-t-il si la guerre ne se déroule pas selon le plan prévu ou si, comme le dirait Patrick Lagadec, « la crise passe par les Ardennes ».
D’autre part, l’Etat prévoit de communiquer pour préparer la vaccination automnale. Peut-on raisonnablement espérer que la population sera réceptive à ce sujet en plein été ?
En définitive, les débats sur la pandémie grippale sont caractéristiques de la Société du risque décrite par Ulrich Beck, notamment quant à la sensibilité exacerbée face aux risques. Prenons garde qu’une confiance excessive et un recours passif à l’Etat ne soit pas générateurs d’effets boomerang, quand la crise non prévue surviendra.
Cette préparation sérieuse face au retour de la grippe A a donc le mérite d’exister, mais l’éducation du citoyen, premier acteur de la crise, doit demeurer le principal objectif avant même d’avoir les meilleurs experts en la matière.

L’article du JDD : http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200922/le-plan-secret-contre-la-grippe-a_213201.html

mardi 28 avril 2009

La France est-elle prête à affronter une épidémie de grippe porcine?


La (une partie de la) réponse est ici :



et là :




Point de situation :

- le nombre de décès n'a pas évolué significativement mais

- les cas avérés à travers le monde se multiplient

- les autorités de l'OMS et des USA sont de plus en plus inquiètes

- nous ne sommes pas encore en situation de pandémie, mais il faut s'y préparer

- Au fait, il ne faut plus dire grippe porcine mais 'grippe nord-américaine'.


AFP 28/04/2009 Mise à jour : 21:08 : Grippe: des décès sont probables

La grippe porcine risque de provoquer des morts aux Etats-Unis, a répété ce soir le directeur des Centres de maladie et de prévention américains (CDC), alors que les autorités de Californie enquêtent sur deux décès suspects.


AFP28/04/2009 Mise à jour : 20:08 : Grippe : état d'urgence en Californie

Le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger a annoncé aujourd'hui avoir proclamé l'état d'urgence en raison de la menace d'épidémie de grippe porcine.


L'OIE (organisation mondiale de la santé animale, ex Office International des Epizooties) suggère de nommer la maladie autrement : "Dans le passé, plusieurs épidémies de grippe d'origine animale ont été nommées en fonction de leur origine géographique, par exemple la grippe espagnole (1918-1919) ou la grippe asiatique (1957-1958), c'est pourquoi il serait logique d'appeler cette maladie 'grippe nord-américaine' : http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-04-28/epidemie-ne-l-appelez-plus-grippe-porcine/920/0/338684

lundi 27 avril 2009

GRIPPE PORCINE - POINT DE SITUATION


Petit point de situation :


Nous sommes rendus à + de 150 morts et 1600 malades.

Pour mémoire, le fameux SRAS en 2003 avait causé 800 morts (et 8000 cas, cf : http://www.pasteur.fr/actu/presse/com/dossiers/emergent/SRAS.htm).


Des articles que j'ai pu lire, je livre à vos réflexions les données suivantes :


- l'armée a distribué 20 millions de masques, pour une population à Mexico supérieure à 22 millions, et alors que la durée de vie d'un masque est de l'ordre de quelques heures ...


- les mesures en France restent light :


"En Europe, a expliqué la ministre de la santé française, aucun pays n'a mis en place des mesures de suspension de vols. Ni de recommandation formelle de ne pas se rendre au Mexique. Pour l'heure, les dispositions se limitent à "des conseils de vigilance donnés aux voyageurs".


- elles sont à comparer avec le pragmatisme américain : certes la situation n'est pas catastrophique, mais rien ne vous empêche de prendre des mesures simples pour vous préparer à une éventuelle agravation et de vous documenter plus avant :


"Being prepared :
Experts suggest that there are things you can do to minimize your risks during a pandemic outbreak.
Have two weeks supply of food and water available: include foods that don’t require heating in the event utilities fail. Water is important is the event that the water supply is interrupted or no longer safe
Stock up on medicines: include basics such as cold and flu medications, have a ready supply of surgical masks if you have to leave the house during the pandemic, lots of soap: everyone from the CDC to the WHO recommends a strict cleanliness regime to prevent the spread of germs. Regularly washing your hands to reduce your chances of catching it.






Voir aussi :



dimanche 26 avril 2009

GRIPPE PORCINE : LES DISSONANCES CONTINUENT…


4 DISCOURS, 4 DISSONANCES :

OMS : nous sommes en face d’une pandémie potentielle : Le virus a "clairement un potentiel pandémique" et l'évolution de la situation est "imprévisible"
USA : Ce nouveau virus s'étend et ne peut pas être contenu (« autorités sanitaires américaines »)
MEXIQUE : Gouvernement mexicain : aucun nouveau décès n'est survenu depuis 24 heures
FRANCE : nous avons établi un plan

DISCOURS DE L’OMS

Le virus de grippe porcine impliqué a "clairement un potentiel pandémique" et l'évolution de la situation est "imprévisible". Tous les cas constatés au Mexique procèdent de la contagion d'homme à homme, ce qui inquiète au plus au point l'OMS.
Pour l'OMS, le temps presse car la maladie s'étend déjà géographiquement. La souche détectée au Mexique est "génétiquement identique" à celle découverte en Californie.
La maladie touche "des jeunes adultes en bonne santé", et la mutation du virus est inédite, "dans des gênes jamais rencontrés auparavant".

DISCOURS DU MEXIQUE

1000 patients sont en observation.
Les autorités, ont rassuré vendredi sur la disponibilité du médicament antiviral actif contre le virus. Le traitement des malades avérés a été préféré à la vaccination massive d'abord envisagée.
Mexico croit possible de contenir la propagation du virus, qui pourrait ainsi "ne pas être trop important", a déclaré samedi le ministre mexicain des Finances
Un calme rare régnait samedi à Mexico, toutes les activités publiques ayant été suspendues par les autorités.
L'aéroport de la capitale reste ouvert.

DISCOURS DE LA FRANCE

En France, dans une interview au Parisien, le directeur général de la Santé, Didier Houssin, détaille les mesures de précaution mises en place (http://www.leparisien.fr/societe/la-france-prete-a-faire-face-a-la-grippe-porcine-26-04-2009-492467.php )


« pas une bonne nouvelle,
Mais on se prépare depuis des années et nous avons un plan
En revanche, il est recommandé aux voyageurs d’être prudents
»


Dans la même phrase, le DGS n’est pas parvenu a fixer une gravité à l’événement qui, en même temps :
- n'est « pas une bonne nouvelle » ;
- est à considérer avec « beaucoup de sérieux »
- implique d'être « extrêmement vigilant ».

« Nous prenons bien évidemment cette alerte de l’OMS avec beaucoup de sérieux. Ce n’est pas une bonne nouvelle, dans l’ensemble, et il faut être extrêmement vigilant avec ce qui pourrait être un nouveau virus. »

Mais, se voulant rassurant pour éviter toute psychose, le DGS affirme sa confiance dans le plan établi : « nous avons établi un plan national de prévention et de lutte intitulé Pandémie grippale ». L’expérience montre (cf. Katrina, et les nombreux articles de Patrick Lagadec à ce sujet, http://www.patricklagadec.net/fr/ ) qu’une confiance abusive dans les plans est une des premières cause d’échec lors de la gestion de crise. En cindyniques, on appelle ça un déficit systémique cindynogène
(voir : http://www.mines.inpl-nancy.fr/~verdel/cindy/opensupport/risquesgc.pdf ).
Etant donné que le caractère novateur de ce virus et l’imprévisibilité de l’épidémie semblent surprendre tout le monde, n’aurait-il pas été sage de préciser qu’on reprenait le plan pour s’assurer de sa validité face au nouvel événement ?
Pour finir, les mesures mises en place pour se protéger d’une expansion de l’épidémie en France semblent modestes : « pour le moment, aucun pays n’a décidé de mettre en place de restrictions de transport aérien. Ni même n’a déconseillé formellement de se rendre au Mexique. En revanche, il est recommandé aux voyageurs d’être prudents ».

POUR ALLER PLUS LOIN :

Je vous rappelle les 3 plus grandes pandémies du 20ème siècle :
grippe espagnole de 1918-1919 :
- virus H1N1 (le même que celui qui frappe le Mexique actuellement)
- un milliard de personnes touchées
- 500 millions de malades
- 25 à 40 millions de morts (plus que la première guerre mondiale)
grippe asiatique de 1957 :
- virus H2N2
- un million de morts
grippe de Hongkong de 1968 :
- virus H3N2
- 700 000 morts dont ~30 000 en France

Je vous conseille également les sites suivants :

Le site du plan gouvernemental : http://www.grippe-aviaire.gouv.fr/
Dernier article AFP : http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-04-26/grippe-porcine-potentiel-pandemique-nouveaux-cas-hors-du-mexique/924/0/338089
L’espace de réflexions éthiques sur la survenue d’une pandémie : http://www.espace-ethique.org/fr/grippe.php

samedi 25 avril 2009

GRIPPE AU MEXIQUE : DE LA RESPONSABILISATION DE LA POPULATION A LA PSYCHOSE


Le Mexique est touché par une forme mutante du virus de la grippe porcine, jusqu’à 60 personnes tuées selon l'OMS. L'épidémie touche également le Texas et la Californie (8 cas détectés aux USA).
Le ministre mexicain de la Santé a évoqué une "épidémie" en annonçant un bilan de 20 cas mortels et de 40 autres possibles.
L’OMS s’est dite vendredi "très inquiète" de l’apparition de ce virus de type A/H1N1. Les inquiétudes sont d'autant plus vives que ce virus inédit se transmet d'homme à homme et est constitué de plusieurs souches. "c'est la première fois que nous voyons une souche aviaire, deux souches porcines et une souche humaine", a expliqué le porte-parole des CDC (centres de contrôle et de prévention des maladies américains, Centers for Disease Control and Prevention).


MESURES PRISES :

Un "antivirus spécifique" est disponible, a indiqué le responsable de la santé de la municipalité de Mexico ; le pays dispose d'un million de doses du médicament, a affirmé le ministre mexicain de la Santé.
Les autorités de la capitale ont conseillé vendredi matin à la population d'éviter le métro, de ne pas s'embrasser ou se serrer la main pour se saluer. Tous les lycées, universités et écoles ont été fermés dans la capitale et dans l'Etat de Mexico (centre), tout comme les théâtres et les musées. L'aéroport de la capitale reste ouvert, mais des équipes médicales y sont en place pour prendre les passagers en charge.

GESTION DE CRISE :

Le président mexicain Felipe Calderon et le maire de Mexico, Marcelo Ebrard, ont suspendu leurs activités prévues pour se consacrer à la situation d'urgence.

ENSEIGNEMENTS :

L’événement appelle les réflexions suivantes :


- Dissonances de communication entre l’OMS et le gouvernement mexicain, qui ne peuvent qu’accentuer la psychose
o L’un dit : c’est une crise grave qui a fait 20 mort mais qu’on peut juguler en prenant des mesures d’hygiène
o L’autre clame : c’est une épidémie très grave, qui a fait plus de 60 morts et qui se propage dangereusement…


- La problématique de la ville face aux crises sanitaires : avec 20 millions d’habitants (4 fois plus que Paris…), Mexico se révèle extrêmement vulnérable si les mesures de sécurité sont insuffisantes. Comment vacciner, équiper de masques, contrôler une telle population en peu de temps ?


- La problématique de transmission du virus par déplacements de voyageurs : faut-il fermer les frontières entre USA et Mexique ?


- Le difficile dosage entre responsabilisation des citoyens et création de la panique : le gouvernement mexicain veut que ses citoyens prennent suffisamment en compte cette menace qu'il pense cependant pouvoir facilement juguler. Il a donc pris des mesures comme des consignes d’hygiène et la fermeture des écoles. Devant ces mesures inhabituelles, la population panique et pense que la situation est plus grave qu’annoncée. Les dissonances de communication avec l’OMS accentuent cette impression. Au final, la panique des citoyens peut entraîner de nouveaux risques : émeutes en cas de manque de masques, pharmacies vandalisées, … et ceci dans une ville de 20 millions d’habitants…


CONCLUSION

Dans la société des risques, il faut prévoir les réactions de panique face aux risques. La préparation amont est donc vitale. Sensibilisation et éducation aux risques dès l’école sont essentiels pour transformer la panique en réaction adulte, mature et raisonnée.
Et nous, en France, quel est notre niveau de préparation ?

” I am afraid of everything. […] But the main thing that frightens me is fear. Fear of fear, that is what I am suffering from”.
James Blinn, The Aardvark is ready for war, http://www.amazon.com/Aardvark-Ready-War-James-Blinn/dp/1560255463