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dimanche 25 octobre 2009

Au service du diable - histoire de la gestion des risques à travers le risque d'incendie



Au service du diable - Pour une histoire de la gestion des risques : Incendies et organisations de secours : Lyon, 1852-1913
L'auteur remarque justement que "les sapeurs-pompiers, hormis un travail de qualité fourni par Hubert LUSSIER (Les sapeurs-pompiers au XIXe siècle. Associations volontaires en milieu populaire) ont encore très peu fait l'objet d'études et de recherches de la part du milieu scientifique et universitaire". Cette thèse participe donc à combler cette injuste manque d'intérêt. Dans le domaine de la gestion des risques, s'intéresser à l'histoire des sapeurs-pompiers permet d'envisager les représentations sociales face au risque d'incendie ; l'influence de l'industrialisation dans la maîtrise du risque et le rôle de l'urbanisation dans l'évolution du risque et des sapeurs-pompiers.
Extraits :
"L'incendie, jusque vers la fin du XIXème siècle au moins, constituait un risque permanent, un péril avec lequel vivaient les populations, et principalement les populations agglomérées. Il conviendrait presque de parler de risque par essence, inhérent à la dynamique urbaine et économique propre aux temps historiques. C'est alors tout naturellement qu'est né le vaste projet de lutter contre le feu, l'homme éprouvant un impérieux besoin de sécurité [...]
La première question qui compose cette thèse est directement issue de [...] la narration de sinistres destructeurs durant l'Antiquité ou le Moyen Age. Elle pose en fait la question de l'état de cette menace, de la situation et de l'évaluation de ce risque sur un siècle, le XIXème, période caractéristique de l'histoire des sociétés urbaines. [...]
C'est par cette interrogation que sera établi si le danger a grandi au fur et à mesure que les villes se sont accrues, que l'industrie s'est développée, que l'économie s'est assise et que les populations se sont agglomérées. C'est, fondamentalement, cette même interpellation qui produira et conduira l'enchaînement de la problématique interprétant l'évaluation et l'évolution du risque, établissant une définition des moyens de lutte, humains et matériels. C'est ainsi que sera mis en lumière le passage, en un siècle, des brasiers destructeurs aux sinistres ponctuels, de l'insouciance à l'éducation des populations, du détachement à l'interventionnisme des autorités, du seau d'eau à l'extincteur, de la fontaine à la bouche d'incendie, de l'alerte au tocsin à celle utilisant le téléphone, du garde-pompe au sapeur-pompier, de la pompe à bras au fourgon-pompe automobile, du service d'incendie au service de secours."

vendredi 25 septembre 2009

INCENDIES : malgré un durcissement de la règlementation, leur nombre ne baisse pas

Dans le prolongement de mon post précédent, quelques éléments de réflexion à partir d'un intéressant article publié par l'Usine Nouvelle le 21 septembre 2009 :
Ainsi, on constate qu'
"En France, depuis une dizaine d’années, le nombre d’incendies ne baisse pas, stagnant au-dessus de 300 000 par an, sites industriels et particuliers confondus."
La prise en compte de ce risque incendie est à l'origine d'un marché de prévention-protection des incendies des plus lucratifs " D’autant plus que le marché est tiré par la réglementation, durcie en permanence. Un exemple: il sera bientôt obligatoire d’équiper tous les foyers de système de détection de fumée."
Alors qu' "en France, à peine 5% des foyers sont équipés (89%enGrande- Bretagne, 95% aux Etats-Unis !). Cela pourrait concerner plus de 30 millions de foyers, «donc créer un marché de 600millions d’euros»" ...
Afin de bien choisir votre détecteur de fumées, je vous conseille également la lecture du récent article de "60 millions de consommateurs" : Trop de détecteurs de fumée ne sont pas fiables !

mercredi 23 septembre 2009

détecteurs de fumées : la majorité ne seraient pas fiables

Avant de pouvoir lire l'enquête de 60 millions de consommateurs, voici la dépêche AFP reprise par le Figaro :

"Selon une étude du magazine 60 millions de consommateurs à paraître jeudi, six des huit modèles les plus vendus sur le marché ne fonctionnent pas correctement.
Un constat pour le moins inquiétant. «La majorités des modèles de détecteurs de fumées a toujours de gros problèmes de détections des feux», dénonce le mensuel 60 millions de consommateurs. Concrètement, soit le détecteur de fumées détecte trop tard l'incendie, soit il ne le détecte pas du tout. Selon l'étude, six des huit modèles les plus vendus sur le marché sont dysfonctionnels.
«On estime qu'au cours de son existence, un Français sur trois sera confronté à un incendie», note le magazine. En 2008, la Direction de la sécurité civile (DSC) a recensé plus de 10.000 victimes d'accidents domestiques.
Pour alerter les autorités sur l'urgence de la situation, le magazine rappelle que «les fumées tuent plus que les flammes et une exposition même brève peut entraîner des handicaps à vie». Une proposition de loi déposée en 2005, visant à rendre obligatoire leur installation dans les foyers, pourraient être adoptée cet automne. En attendant, le magazine de l'Institut national de la consommation a saisi la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes pour demander un programme de contrôles renforcés ainsi que le retrait des produits défectueux."

vendredi 17 juillet 2009

juillet 1939 - juillet 2009 : 70 ans du BMPM

Marseille, le 28 OCTOBRE 1938, après-midi, un feu important s’est déclaré dans le magasin des Nouvelles Galeries. Les renforts arrivent de toute part. La compagnie des marins-pompiers de Toulon dépêche 32 hommes et 6 engins. Les Nouvelles Galeries sont entièrement détruites, 73 victimes sont à déplorer et le feu a gagné les immeubles voisins. Le détachement toulonnais va combattre avec succès le feu qui a gagné l'hôtel Noailles où sont réunis des membres du gouvernement. En effet, ce jour-là, à Marseille, se tiennent les assises du congrès du parti radical, en présence d'Edouard DALADIER, président du conseil.Ce tragique incendie entraînera la mise sous tutelle de la ville par l’Etat. 9 mois plus tard, le 29 juillet 1939, un décret-loi va donner naissance au bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM).
En savoir plus : sur le site du BMPM.