mardi 28 décembre 2010
Patrick Lagadec et le climat : "se préparer à l'inédit"
Patrick Lagadec et le climat : "se préparer à l'inédit"
envoyé par FranceInfo. - L'info video en direct.
jeudi 9 décembre 2010
POUR UNE RESERVE DE SECURITE NATIONALE
"La France doit pouvoir faire face à plusieurs types de crise : des conflits régionaux, des actes terroristes majeurs, des catastrophes naturelles ou des pandémies. Or, ces crises sont susceptibles de saturer les capacités des forces d’active des armées, des services de sécurité et de secours.
La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées a donc souhaité savoir dans quelles mesures les réserves militaires et civiles peuvent apporter un renfort aux forces d’active.
Après un diagnostic approfondi, le rapport de la mission sénatoriale propose une série de mesures de nature à accroître la réactivité des réservistes lors du déclenchement de la crise. La mission a, notamment, élaboré une proposition de loi tendant à insérer dans le code de la défense un nouveau cadre juridique de « réserve de sécurité nationale » qui permettra de fiabiliser le recours aux réserves militaires et civiles afin de prolonger et d’amplifier la capacité de l’Etat à faire face à ces crises, à intervenir plus efficacement et à mieux protéger la population.
Vidéo de Michel BOUTANT et Joëlle GARRIAUD-MAYLAM sur l'état des lieux de la réserve militaire et civile en France
mardi 15 juin 2010
H1N1 : Pandémie grippale et ressenti des entreprises - un RETEX du HCFDC
"Face à un dispositif ressenti comme mal adapté et souvent mal compris, tant dans la population, que dans les directions d’entreprises, la gestion de cette crise a généré des incompréhensions et interrogations face à une communication stratégique déficiente de l’Etat et au « non-dit » sur certaines mesures évoquées dans les plans (absence de visibilité et de critères sur les prises ou non prises de décisions).
"les contributeurs à ce rapport pensent que la faiblesse de la communication stratégique et de la planification avec la société civile sont les raisons majeures des difficultés rencontrées dans la gestion de cette crise « larvée », pourtant très fortement préparée par l’Etat."
dimanche 13 juin 2010
gestion de la pandémie H1N1 : et si c’était à refaire ?
- M. François Heisbourg, conseiller spécial pour la fondation pour la recherche stratégique
- M. Patrick Lagadec, directeur de recherche à l’Ecole Polytechnique, spécialiste du pilotage des crises hors cadre
- M. Emmanuel Hirsch, professeur à l’Université Paris-Sud XI
Cette journée permettra de répondre qux questions suivantes :
- Comment s’assurer de la fiabilité des informations disponibles ?
- Comment croiser ces informations avec les plans pré-établis ?
- Comment associer les citoyens aux décisions ?
- Comment organiser l’action publique ?
Organisée par Jean-Pierre Door, député et Mme Marie-Christine Blandin, sénatrice, co-rapporteurs de l’étude de l’OPECST (OFFICE PARLEMENTAIRE D’ ÉVALUATION
DES CHOIX SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES) sur la mutation des virus et la gestion des pandémies cette journée "propose sous le thème « Et si c’était à refaire? » une réflexion sur la manière dont une telle crise sociétale pourrait être prévenue et gérée différemment en tenant compte des retours d’expérience et des variables entre degré de gravité estimé et constaté. La restauration de la confiance en l’expertise par des garanties d’indépendance fait partie du débat."
Le programme est disponible sur le site de l'assemblée nationale
rappel de mes billets précédents traitant de ces retours d'expérience sur la grippe A H1N1 :
RETOUR SUR LA GRIPPE A H1N1 : le "diktat" du principe de précaution
RETOUR SUR LA GRIPPE A H1N1 : audition de Roselyne Bachelot cet après-midi
RETEX GRIPPE A H1N1 : Réflexion historique sur l’échec vaccinal de 2009RETEX GRIPPE A H1N1 : "un échec ou un non-succès, sur les raisons duquel il convient de s’interroger"
RETEX GRIPPE A H1N1 : un "échec à méditer"
RETEX GRIPPE A H1N1 : audition de la ministre et des laboratoires par le Sénat
RETEX GRIPPE A H1N1 : commission d'enquête parlementaire et OMS
commission d’enquête parlementaire sur la grippe A H1N1
RETEX sur la grippe A H1N1 : première contribution de Patrick LAGADEC
Grippe A H1N1 et Principe de précaution
Retour sur la grippe A H1N1 : sur-réaction ou sagesse mal comprise ?
vendredi 11 juin 2010
La question des PLANS : Nécessités tactiques, risques stratégiques
"le plan peut se transformer en piège si la structuration de la réponse conduit à imposer l'arrêt du questionnement."
- les forces du plan : protection, cohérence, ancrage, précision, efficacité et créativité
- les pièges du plan : 1- le plan papier / 2- les réponses codifiées / 3- les hypothèses erronées / 4- la négation de l'imprévu / 5- l'oubli du stratégique
Bonne lecture !
mercredi 31 mars 2010
RETOUR SUR LA GRIPPE A H1N1 : le "diktat" du principe de précaution
mardi 23 mars 2010
RETOUR SUR LA GRIPPE A H1N1 : audition de Roselyne Bachelot cet après-midi
RETEX GRIPPE A H1N1 : un "échec à méditer"
RETEX GRIPPE A H1N1 : audition de la ministre et des laboratoires par le Sénat
RETEX GRIPPE A H1N1 : commission d'enquête parlementaire et OMS
commission d’enquête parlementaire sur la grippe A H1N1
RETEX sur la grippe A H1N1 : première contribution de Patrick LAGADEC
Grippe A H1N1 et Principe de précaution
Retour sur la grippe A H1N1 : sur-réaction ou sagesse mal comprise ?
mercredi 17 mars 2010
RETEX GRIPPE A H1N1 : Réflexion historique sur l’échec vaccinal de 2009
Introduite en Angleterre dès les années 1720, l’inoculation demeure presque inconnue en France jusqu’en 1754, année [où] le géomètre et académicien Charles Marie de La Condamine lit à l’Académie des Sciences un mémoire en sa faveur. Le plus révolutionnaire dans ce mémoire réside dans la figure nouvelle créée par La Condamine : celle du géomètre directeur de conscience. Aux scrupules moraux des parents qui hésitent à inoculer leurs enfants, il oppose des théorèmes : « Le père doit-il exposer son fils volontairement ? » La Condamine répond : « Oui, et je le démontre »
mes précédents billets sur le RETEX de la grippe A H1N1
Lettre d'Information sur les Risques et les Crises
fondateur de Transit-City et animateur du blog TRANSIT-CITY / URBAN & MOBILE THINK TANK.
"je m’aperçois qu’aujourd’hui cette idée de la catastrophe irrigue une bonne partie de la réflexion urbaine dans les pays anglo-saxons, comme le montre la très récente publication de « Disrupted Cities - When infrastructure fails » de Stephen Graham, ainsi que l’organisation très régulière dans les grandes universités d’architecture, de séminaires sur ces thématiques de menaces et de catastrophes. En France, on est encore très en retard sur ce sujet, « Pour un catastrophisme éclairé » de l’éminent spécialiste Jean-Pierre DUPUY, professeur de philosophie sociale et politique à l'École polytechnique et à l'Université de Stanford, nous donne pourtant matière à réflexion au sujet de la gestion transversale des catastrophes."
Actualité pandémie
• Prévisions 2010-2011
Actualité internationale
• L’écoterrorisme : un modèle terroriste alternatif ?
• Après une catastrophe majeure… le chaos social… ?
• Le rôle des think tank dans la stratégie sécuritaire mondiale
Actualité nationale
• Interview de François Bellanger, fondateur de Transit-City
Actualité européenne
• La stratégie européenne de sécurité intérieure
• Des initiatives de l’OCDE à suivre : réseaux de transports et gestion des risques
Recherche et Innovation
• Séisme d’Haïti : des cartes par satellite pour aider les secours
Agenda
vendredi 19 février 2010
RETEX GRIPPE A H1N1 : "un échec ou un non-succès, sur les raisons duquel il convient de s’interroger"
Le site de l’Assemblée nationale vient de mettre en ligne le rapport fait par M. Jean-Luc Préel, député, sur la proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1). Ce rapport est suivi par les débats de la commission des affaires sociales, qui ont eu lieu au cours de la séance du 16 février 2010.Le débat et le vote à l’assemblée validant cette résolution ont été prévus pour le 24 février prochain.
- le recours exorbitant au principe de précaution
- la responsabilité des médias, qui ont entretenu à la fois des attitudes anxiogènes et de défiance
- les doutes sur la pertinence objective des experts
- le manque de pilotage de la crise, qui n'a pas permis d'en infléchir le processus.
Je vous mets ci-dessous quelques extraits :
EXTRAITS DU RAPPORT :
« En France, la mise en œuvre du plan national de prévention et de lutte contre la pandémie grippale a conduit à arrêter un volet « prise en charge », avec l’acquisition d’importants moyens de protection : un milliard de masques chirurgicaux destinés aux malades, plus de 900 millions de masques de protection de type FFP2 pour les personnes particulièrement exposées, notamment les professionnels de santé, et enfin 33 millions de traitements antiviraux
La campagne de vaccination a été officiellement lancée par la ministre de la santé et des sports le 20 octobre dernier
Près de 11 000 lieux de vaccination ont été mis en place sur le territoire afin d’assurer cette vaccination collective.
Le nombre de personnes vaccinées, environ 5,6 millions, est resté cependant relativement modéré, notamment en proportion du nombre de vaccins acquis. Se pose donc aujourd’hui la question de la gestion des stocks de vaccins non utilisés.»
EXTRAITS DU DEBAT
« Mme Marisol Touraine :
pour quelles raisons a-t-il été décidé de proposer la vaccination à l’ensemble de la population et non pas seulement aux populations à risque ?
Les experts qui ont été consultés étaient-ils indépendants ? Dans quelle mesure la transparence a–t-elle été assurée ? Pourquoi les médecins ainsi que la vaccination en milieu professionnel ont-ils été écartés du dispositif ?
M. le rapporteur (Jean-Luc Préel) :
après la déclaration de pandémie, peu de personnes ont été vaccinées, ce qui constitue un vrai problème de santé publique et un échec ou un non-succès, sur les raisons duquel il convient de s’interroger, en vue notamment de préparer un plan plus efficace en cas de nouvelle pandémie.
M. Jean-Pierre Door.
comme d’habitude en France, on discute stratégie alors que la guerre n’est pas terminée.
L’heure n’est pas au ton accusateur, ni à la recherche de boucs émissaires, mais plutôt à la réflexion sur la meilleure réponse face à une pandémie et à un virus imprévisible, dans le cadre du principe de précaution, qui nous oblige probablement à exagérer la menace de manière excessive.
La crise a mis en lumière quelques difficultés au niveau de l’opinion publique comme au niveau sociétal.
Les dysfonctionnements constatés ne concernent pas, à titre principal, les décisions appliquées à partir du plan national. Il s’agit surtout d’une crise de confiance de l’opinion publique et d’un déni de la réalité du risque. Il serait trop facile de pointer du doigt la seule responsabilité des autorités sanitaires.
Les évènements se sont succédés de manière très complexe
Évitons donc de faire le procès de la prudence et de faire grief au pouvoir politique d’en faire trop plutôt que pas assez.
Je pense que tout responsable en charge de la politique nationale de santé aurait réagi de la même façon, en appliquant le principe de précaution et en prenant soin de la protection de la population.
Mme Jacqueline Fraysse
tout le monde sait qu’il est impossible de prévoir l’évolution d’une pandémie ou de connaître la virulence d’un nouveau virus et personne ne saurait être accusée de ne pas savoir lire dans le marc de café
le champ de la commission d’enquête est trop restrictif et omet de poser diverses questions quant au défaut d’instruments de pilotage permettant de faire évoluer les dispositifs mis en place
M. Michel Issindou
Il y a eu trois acteurs dans cette crise : les experts, les médias et les décideurs politiques.
Le principe de précaution n’a-t-il pas rendu les politiques trop frileux vis-à-vis des experts?
POUR CONCLURE :
Le 17 février, Jean-Pierre Door (UMP), député, et Marie-Christine Blandin (Verts), sénatrice, ont présenté à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) un rapport d'étape sur la mutation des virus et la gestion des pandémies (info récupérée sur WK Pharma)
Ils recommandent notamment l'élaboration d'un plan plus souple contre une pandémie grippale « modérée », prévoyant des mesures davantage proportionnées que le plan actuel, « trop rigide et conçu pour une situation extrême ». Il préconise aussi « d’envisager des phases intermédiaires entre les phases 5 et 6 [NdlR : phase d'alerte maximale], permettant des mesures davantage proportionnées et graduées ».Le rapport propose également la mise en place « d’un dialogue avec les professions de santé pour les associer à la définition des mesures du nouveau plan pandémie »
Dès que je l'aurai, je mettrai le lien vers ce rapport.
POUR ALLER PLUS LOIN
mes précédents billets sur le RETEX de la grippe A H1N1
RETEX GRIPPE A H1N1 : un "échec à méditer"
RETEX GRIPPE A H1N1 : audition de la ministre et des laboratoires par le Sénat
RETEX GRIPPE A H1N1 : commission d'enquête parlementaire et OMS
commission d’enquête parlementaire sur la grippe A H1N1
RETEX sur la grippe A H1N1 : première contribution de Patrick LAGADEC
Grippe A H1N1 et Principe de précaution
Retour sur la grippe A H1N1 : sur-réaction ou sagesse mal comprise ?
mercredi 17 février 2010
RETEX GRIPPE A H1N1 : Roselyne Bachelot justifie sa politique
Alors que le gouvernement sud-africain craint une épidémie de grippe A durant la Coupe du Monde en juin prochain, et comme je vous l'avez déjà annoncé dans mes précédents billets, Roselyne Bachelot devra expliquer au parlement la gestion gouvernementale de la grippe A.- les raisons de la faiblesse du nombre de vaccinations,
- l'influence des campagnes anti-vaccins
- et se pencher sur la gestion des vaccins et des stocks de médicaments.
La commission sera définitivement acceptée lors d'un vote des députés mercredi 24.
Une fois l'ultime feu vert donné, la commission d'enquête composée de 30 députés sera alors constituée.
Elle disposera alors de 6 mois pour enquêter "sur la manière dont a été gérée la campagne de vaccination de la grippe A (H1N1) dans le but de faire des propositions au gouvernement pour rendre plus opérationnels, efficaces et réalistes nos futurs plans de vaccination contre les pandémies"."
samedi 30 janvier 2010
RETEX GRIPPE A H1N1 : un "échec à méditer"
- quelle stratégie face à la prochaine pandémie ?
- comment expliquer la décision politique, pour entraîner l'adhésion de la population ?
Parmi les éléments à noter, Gérard BAPT reproche l'entêtement vers la vaccination de masse, qui se révélé injustifié. Selon le député, on n'a pas tenu compte de la mission parlementaire sur la grippe aviaire de 2006, qui avait indiqué que le développement d'une pandémie pourrait être enrayé par la vaccination du tiers de la population. Et surtout, on a appliqué le principe de précaution en "le transformant en protection politique... et juridique !"
Concernant l'adhésion de la population, Gérard BAPT note qu'elle aurait pu être obtenu en impliquant les médecins (médecine de premier recours) ; en créant une mission d'information parlementaire dès le début de la crise et en créant une vraie transparence des débats d'expertise scientifique.
Constatant que "dans des pays à haut niveau d'éducation et à l'heure d'Internet" cette confiance est aujourd'hui plus difficile à obtenir, Gérard BAPT plaide pour "faire du principe de précaution un processus délibératif ouvert sur la société".
Mes précédents billets sur le RETEX de la grippe A H1N1 :
RETEX GRIPPE A H1N1 : audition de la ministre et des laboratoires par le Sénat
RETEX GRIPPE A H1N1 : commission d'enquête parlementaire et OMS
commission d’enquête parlementaire sur la grippe A H1N1
RETEX sur la grippe A H1N1 : première contribution de Patrick LAGADEC
Grippe A H1N1 et Principe de précaution
Retour sur la grippe A H1N1 : sur-réaction ou sagesse mal comprise ?
jeudi 28 janvier 2010
Le Pentagone et Haiti
mercredi 27 janvier 2010
Responsabilité des maires : méthode globale d’analyse des risques sur les territoires et 100ème numéro du JAC (journal des accidents et catastrophes)
Risques et territoires ;
Plaidoyer pour une méthode globale d’analyse des risques
"De nos jours les collectivités territoriales sont confrontées à un panel de risques très divers et les possibles effets dominos sont avérés. La réalisation de ces risques est source de responsabilité notamment lorsqu’aucune action préventive et/ou corrective n’a été mise en place par les élus locaux. Ces derniers ont rarement la maîtrise des risques existants sur leur territoire de compétence car ils n’ont pas reçu de formations les sensibilisant à la question lors de leur prise de fonction.
Aujourd’hui, le territoire communal est bien trop morcelé de par les regroupements intercommunaux pour que le maire soit en mesure d’identifier tous les risques qui impactent son territoire.
Autrement dit, il s’agit de déployer le pouvoir de police à l’égard d’autorités formées à la prévention et la gestion des risques.
Dès lors et en l’état actuel de la législation, la présentation de la méthode suppose de s’interroger
préalablement sur la définition d’un territoire pertinent d’analyse des risques (I) avant de s’intéresser à l’analyse des risques proprement dite et à ses conséquences (II). En effet, la méthode s’appuie sur une étude systémique du territoire, reposant sur les différents éléments de ce système, leurs fonctions et les relations qui les lient. Cette étude préliminaire indispensable permet d’obtenir une connaissance approfondie de la dynamique propre au territoire et des enjeux associés. A partir de cette analyse, des grilles d’inventaire des sources de dangers présentes sur le territoire sont élaborées et permettent de construire des scénarii d’accidents. Le but est que ces grilles soient utilisées par les élus locaux pour une meilleure maîtrise des risques de nature à limiter in fine la mise en jeu des mécanismes de responsabilité.
samedi 23 janvier 2010
RETEX GRIPPE A H1N1 : audition de la ministre et des laboratoires par le Sénat
- la ministre de la santé, Roselyne Bachelot-Narquin
- les 4 laboratoires pharmaceutiques fournisseurs de vaccins (GlaxoSmithKline, Sanofi Pasteur, Novartis et Baxter).
« Les sénateurs ont longuement interrogé la ministre sur l'organisation du dispositif de vaccination et ses dysfonctionnements. Roselyne Bachelot-Narquin a rappelé les raisons du choix de proposer la vaccination à l'ensemble de la population. Aux sénateurs qui relevaient le succès plus que relatif de cette campagne, elle a objecté que 10 % de la population y ont déjà eu recours, ce qui place la France au troisième rang mondial après la Suède et le Canada. Ce taux devrait encore s'accroître du fait de l'approvisionnement dans les tout prochains jours des 22 000 pharmacies de France en vaccins monodoses qui pourront dès lors être facilement mis à disposition des médecins libéraux. Précisant que la campagne de vaccination nationale se poursuivra jusqu'en septembre, elle a souligné la nécessité de maintenir la mobilisation, l'épidémie pouvant connaître un nouveau pic dans les prochains mois ou à l'automne. »
Une enquête sur le bon usage des fonds consacrés à la lutte contre la pandémie a été demandée à la Cour des comptes (résultats attendus courant 2010)
Ces auditions ont permis de lever certaines interrogations portant sur :
- les clauses de responsabilité
- les résiliations de commandes
- conditionnement en flacons multidoses
clauses de responsabilité contenues dans les contrats d'acquisition :
- l'Etat est responsable de l'organisation de la campagne de vaccination de masse qu'il a choisi de mettre en œuvre
- les laboratoires sont responsables des produits défectueux
"La ministre de la santé a précisé que les laboratoires ont tenté d'obtenir une clause d'exonération de leur responsabilité du fait des produits défectueux, mais que l'unité des pays membres de l'Union européenne sur cette question a permis de résister à cette demande, ce qui n'a pas été le cas ailleurs, en particulier aux Etats-Unis"
résiliations de commandes : portent sur 50 millions de doses :
- 32 millions de doses pour GSK
- 11 millions pour Sanofi Pasteur
- 7 millions pour Novartis
Les laboratoires ont fait état de pertes de chiffres d'affaires de 300 millions d'euros. Une partie des vaccins pourra toutefois être revendus aux pays de l'hémisphère sud. Ces vaccins commandés sont d'ores et déjà fabriqués.
conditionnement en flacons multidoses :
- ce choix a été contesté pour avoir fait obstacle à la vaccination dans les cabinets libéraux et être à l'origine de gaspillages
- il était imposé par la nécessité d'engager la campagne de vaccination le plus rapidement possible.
Mes précédents billets sur le RETEX de la grippe A H1N1 :
jeudi 21 janvier 2010
RETEX GRIPPE A H1N1 : commission d'enquête parlementaire et OMS
Je vous avais annoncé sa création dans mon billet du vendredi 15 janvier 2010 : "commission d’enquête parlementaire sur la grippe A H1N1".« Nous avions prévu qu'il y aurait des problèmes pour produire des vaccins suffisamment rapidement (...), mais nous n'avions pas prévu que les gens décideraient de ne pas se faire vacciner ». Selon elle, « l'époque où les responsables de la santé pouvaient donner leurs recommandations (...) et attendre que les populations s'y plient est sans doute révolue ».
Voir aussi :
- Les Echos, mercredi 20 janvier 2010, Grippe A : le Nouveau Centre obtient sa commission d'enquête parlementaire
- LE MONDE du 13.01.10 : Le doute A(H1N1) : "l'échec de la campagne de vaccination est avéré : début janvier, un peu plus de 5 millions de personnes ont été vaccinées, soit un nombre similaire à celui qu'on enregistre chaque année pour la grippe saisonnière. La France doit revendre, dans des conditions qui restent à éclaircir, des millions de doses de vaccins achetées aux laboratoires. Cet échec est dû à la mauvaise organisation de la vaccination, pour la première fois offerte gratuitement à la population sans être obligatoire, et à une communication inadaptée."
- Plus ludique, le jeu vaccinator : http://jeu.lagencetorich.com/vaccinator/ms/ pour aider Roselyne Bachelot à écouler son stock de vaccins ...
mercredi 20 janvier 2010
Center for Complex Operations : un organisme consacré aux opérations complexes

The CCO will link U.S. Government education and training institutions, including related centers of excellence, lessons learned programs, and academia, to foster unity of effort in stability operations, counterinsurgency, and irregular warfare – collectively called “complex operations.” The Department of Defense, with support from the State Department and USAID, established the Center for Complex Operations (CCO) as an innovative interagency partnership. Recognizing that unity of effort across disparate government agencies, and across DoD components, requires shared intellectual and decision-making frameworks, the CCO will connect education and training programs across the government to foster a ‘whole of government’ understanding, assessment and approach to complex operations."
PRISM : une revue militaire consacrée aux opérations complexes

La National Defense University américaine (NDU) vient de mettre en ligne une revue très prometteuse : PRISM. Cette revue traite des opérations complexes auxquelles sont confrontées les forces américaines avec une approche résolument transverse ou globale (comprehensive approach). Le but, in fine, est de permettre aux militaires et civils de mieux se comprendre, de mieux comprendre les enjeux auxquels ils sont confrontés et d'améliorer leurs méthodes de gestion des crises complexes.
"PRISM is published by the National Defense University Press for the Center for Complex Operations. PRISM is a security studies journal chartered to inform members of U.S. Federal Agencies, allies, and other partners on complex and integrated national security operations; reconstruction and nation building; relevant policy and strategy; lessons learned; and developments in training and education to transform America’s security and development apparatus to meet tomorrow’s challenges better while promoting freedom today.
vendredi 15 janvier 2010
commission d’enquête parlementaire sur la grippe A H1N1
Une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination de la grippe A (H1N1) vient d'être déposée à l'assemblée nationale.
- "la France s’est montrée clairement en difficulté dans ce dossier"
- "notre pays fait partie de ceux qui ont le taux de vaccination le plus faible, malgré les moyens très importants engagés"
- "Au moment de la grippe aviaire, des plans avaient été établis pour éviter le risque d’une pandémie. Ces plans n’ont vraisemblablement pas été suivis ou bien étaient inadaptés."
- "un véritable travail d’analyse, transparent, public et contradictoire
- afin de comprendre les dysfonctionnements du plan de vaccination et les améliorations à lui apporter."
– " Comment réaliser des vaccinations de masse ?"
– " Pourquoi et comment d’autres pays occidentaux ont-ils réussi à vacciner plus de patients que nous ?"
- Jean-Christophe LAGARDE
- Jean-Luc PRÉEL
- Maurice LEROY
- Jean DIONIS du SÉJOUR
- Jean-Pierre ABELIN
- Colette LE MOAL.
mercredi 13 janvier 2010
Notre société face aux risques : "fragilité et angoisse du chaos"
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