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jeudi 9 décembre 2010

POUR UNE RESERVE DE SECURITE NATIONALE

Le 14 décembre, au cours d’une conférence de presse, les sénateurs Joëlle GARRIAUD-MAYLAM et Michel BOUTANT présenteront les principales conclusions de leur rapport d’information : « POUR UNE RESERVE DE SECURITE NATIONALE »
EXTRAITS :

"La France doit pouvoir faire face à plusieurs types de crise : des conflits régionaux, des actes terroristes majeurs, des catastrophes naturelles ou des pandémies. Or, ces crises sont susceptibles de saturer les capacités des forces d’active des armées, des services de sécurité et de secours.
La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées a donc souhaité savoir dans quelles mesures les réserves militaires et civiles peuvent apporter un renfort aux forces d’active.
Après un diagnostic approfondi, le rapport de la mission sénatoriale propose une série de mesures de nature à accroître la réactivité des réservistes lors du déclenchement de la crise. La mission a, notamment, élaboré une proposition de loi tendant à insérer dans le code de la défense un nouveau cadre juridique de « réserve de sécurité nationale » qui permettra de fiabiliser le recours aux réserves militaires et civiles afin de prolonger et d’amplifier la capacité de l’Etat à faire face à ces crises, à intervenir plus efficacement et à mieux protéger la population.
EN SAVOIR PLUS :

Vidéo de Michel BOUTANT et Joëlle GARRIAUD-MAYLAM sur l'état des lieux de la réserve militaire et civile en France

mardi 15 juin 2010

H1N1 : Pandémie grippale et ressenti des entreprises - un RETEX du HCFDC

Alors que l'on attend les résultats des débats du lundi 14 juin 2010 ("gestion des pandémies : H1N1, et si c’était à refaire ?"), il est utile de lire le RETEX ("Position Paper") établi par le HCFDC (Haut Comité Français pour la Défense Civile) sur "la gestion de la crise de la pandémie grippale dans les entreprises et le rapport de ces dernières avec l’Etat".
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On y apprend que les entreprises ont su être réactives, qu'elles ont profité de l'événement pour tester leurs plans de continuité d'activité (PCA), de les actualiser et surtout d'en mesurer l'utilité.
Toutefois, les entreprises ont un "sentiment mitigé" sur la gestion étatique de la pandémie et reprochent notamment à l'Etat un déficit de "lisibilité" et de "communication" : extraits :
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"Face à un dispositif ressenti comme mal adapté et souvent mal compris, tant dans la population, que dans les directions d’entreprises, la gestion de cette crise a généré des incompréhensions et interrogations face à une communication stratégique déficiente de l’Etat et au « non-dit » sur certaines mesures évoquées dans les plans (absence de visibilité et de critères sur les prises ou non prises de décisions).

"les contributeurs à ce rapport pensent que la faiblesse de la communication stratégique et de la planification avec la société civile sont les raisons majeures des difficultés rencontrées dans la gestion de cette crise « larvée », pourtant très fortement préparée par l’Etat."

dimanche 13 juin 2010

gestion de la pandémie H1N1 : et si c’était à refaire ?

Demain, Lundi 14 juin 2010, une "AUDITION PUBLIQUE OUVERTE À LA PRESSE" aura lieu à l'assemblée nationale sur le thème : "gestion des pandémies : H1N1, et si c’était à refaire ?"
Interviendront notamment :
  • M. François Heisbourg, conseiller spécial pour la fondation pour la recherche stratégique
  • M. Patrick Lagadec, directeur de recherche à l’Ecole Polytechnique, spécialiste du pilotage des crises hors cadre
  • M. Emmanuel Hirsch, professeur à l’Université Paris-Sud XI

Cette journée permettra de répondre qux questions suivantes :

  • Comment s’assurer de la fiabilité des informations disponibles ?
  • Comment croiser ces informations avec les plans pré-établis ?
  • Comment associer les citoyens aux décisions ?
  • Comment organiser l’action publique ?

Organisée par Jean-Pierre Door, député et Mme Marie-Christine Blandin, sénatrice, co-rapporteurs de l’étude de l’OPECST (OFFICE PARLEMENTAIRE D’ ÉVALUATION
DES CHOIX SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES) sur la mutation des virus et la gestion des pandémies cette journée "propose sous le thème « Et si c’était à refaire? » une réflexion sur la manière dont une telle crise sociétale pourrait être prévenue et gérée différemment en tenant compte des retours d’expérience et des variables entre degré de gravité estimé et constaté. La restauration de la confiance en l’expertise par des garanties d’indépendance fait partie du débat."

Le programme est disponible sur le site de l'assemblée nationale

rappel de mes billets précédents traitant de ces retours d'expérience sur la grippe A H1N1 :
RETOUR SUR LA GRIPPE A H1N1 : le "diktat" du principe de précaution

RETOUR SUR LA GRIPPE A H1N1 : audition de Roselyne Bachelot cet après-midi
RETEX GRIPPE A H1N1 : Réflexion historique sur l’échec vaccinal de 2009RETEX GRIPPE A H1N1 : "un échec ou un non-succès, sur les raisons duquel il convient de s’interroger"
RETEX GRIPPE A H1N1 : un "échec à méditer"
RETEX GRIPPE A H1N1 : audition de la ministre et des laboratoires par le Sénat
RETEX GRIPPE A H1N1 : commission d'enquête parlementaire et OMS
commission d’enquête parlementaire sur la grippe A H1N1
RETEX sur la grippe A H1N1 : première contribution de Patrick LAGADEC
Grippe A H1N1 et Principe de précaution
Retour sur la grippe A H1N1 : sur-réaction ou sagesse mal comprise ?

vendredi 11 juin 2010

La question des PLANS : Nécessités tactiques, risques stratégiques


Texte de Patrick Lagadec récemment paru dans la revue Préventique sécurité (Mars-avril 2010).
"Un plan est le fruit d'une prévision. La qualité de cette dernière est donc déterminante pour la pertinence d'un plan. Mais le plan le plus pertinent ne peut jamais cadrer parfaitement la réalité des situations qu'il a mission de maîtriser. Cette observation de portée générale a une signification particulière quand le plan a mission d'être, selon la formule de Patrick Lagadec, un "antidote à la turbulence". L'oublier est un piège qu'il faut éviter."

"le plan peut se transformer en piège si la structuration de la réponse conduit à imposer l'arrêt du questionnement."
Dans cet article, Patrick Lagadec livre :
  • les forces du plan : protection, cohérence, ancrage, précision, efficacité et créativité
  • les pièges du plan : 1- le plan papier / 2- les réponses codifiées / 3- les hypothèses erronées / 4- la négation de l'imprévu / 5- l'oubli du stratégique

Bonne lecture !

mercredi 31 mars 2010

RETOUR SUR LA GRIPPE A H1N1 : le "diktat" du principe de précaution

"On a mis en place un processus excessif pour ne pas être en défaut".
C'est le "diktat du principe de précaution".
"il n'y a pas une once de bon sens dans les décisions".
Tels sont les mots très critiques employés par le député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde (Nouveau Centre) et président de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la grippe H1N1.
Les travaux de cette commission débutent aujourd'hui et devrait durer plusieurs mois. Comme je l'ai déjà relevé, une autre commission se tient au sénat sur le rôle des firmes pharmaceutiques. On peut regretter que les deux chembres n'aient pas uni leurs efforts pour mener ce retour d'expérience.
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Quoiqu'il en soit, et pour avoir le recul qui convient, je ne peux que vous recommander de lire sur lire sur La vie des idées : Le risque et la multitude - Réflexion historique sur l’échec vaccinal de 2009. Je vous en ai déjà parlé dans un post précédent (RETEX GRIPPE A H1N1 : Réflexion historique sur l’échec vaccinal de 2009 ) mais il est frappant de constater qu'au XVIIIème siècle déjà la population refusait de faire confiance aux élites et se comportait face au risque de manière irrationnelle. Ces retours historiques et les études sociologiques devraient permettre de meiux gérer ces événements à l'avenir...
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rappel de mes billets précédents traitant de ces retours d'expérience sur la grippe A H1N1 :

mercredi 17 mars 2010

RETEX GRIPPE A H1N1 : Réflexion historique sur l’échec vaccinal de 2009

A lire sur La vie des idées : Le risque et la multitude - Réflexion historique sur l’échec vaccinal de 2009 par Jean-Baptiste Fressoz (historien des sciences, des techniques et de l’environnement, actuellement en postdoc à l’université de Harvard. Sa thèse (EHESS/IUE), intitulée « La fin du monde par la science, innovations, risques et régulations de l’inoculation à la machine à vapeur, 1750-1850 », fera l’objet d’une publication aux éditions Gallimard en 2011).
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EXTRAITS :
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"On critique surtout la communication du gouvernement et son incapacité manifeste à convaincre de la nécessité de se faire vacciner. L’argument de cet article est différent : il consiste à dire que l’échec vaccinal de 2009 est, plus profondément, celui du risque en tant que technologie de conviction et celui de la communication en tant que forme politique.
[...]
Au XVIIIe siècle, la variole était une maladie universelle
Introduite en Angleterre dès les années 1720, l’inoculation demeure presque inconnue en France jusqu’en 1754, année [où] le géomètre et académicien Charles Marie de La Condamine lit à l’Académie des Sciences un mémoire en sa faveur. Le plus révolutionnaire dans ce mémoire réside dans la figure nouvelle créée par La Condamine : celle du géomètre directeur de conscience. Aux scrupules moraux des parents qui hésitent à inoculer leurs enfants, il oppose des théorèmes : « Le père doit-il exposer son fils volontairement ? » La Condamine répond : « Oui, et je le démontre »
Cette démonstration est fondée sur la comparaison des risques : le risque de mourir de la petite vérole naturelle au cours de sa vie est de 1 sur 9, le risque de mourir de l’inoculation est d’environ 1 sur 300. Tout individu raisonnable doit choisir de courir le moindre risque....
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POUR ALLER PLUS LOIN
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mes précédents billets sur le RETEX de la grippe A H1N1
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Lettre d'Information sur les Risques et les Crises

Le dernier numéro de la LIREC (Lettre d'Information sur les Risques et les Crises) vient de paraître.
Cette publication, éditée par l'Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice "s'appuie sur une veille continue des évènements nationaux et internationaux ainsi que sur une analyse constante des méthodologies de la gestion des risques et des politiques de secours. Son ambition est d'apporter aux décideurs publics ainsi qu’aux acteurs opérationnels, un éclairage global et pluridisciplinaire des risques et des crises ainsi que des nouvelles tendances."
Vous pouvez la recevoir gratuitement chaque mois, en remplissant un formulaire en ligne sur le site de l'INHESJ.
Dans ce dernier numéro, vous pourrez notamment lire l'interview de Franck BELLANGER,
fondateur de Transit-City et animateur du blog TRANSIT-CITY / URBAN & MOBILE THINK TANK.
EXTRAIT :

"je m’aperçois qu’aujourd’hui cette idée de la catastrophe irrigue une bonne partie de la réflexion urbaine dans les pays anglo-saxons, comme le montre la très récente publication de « Disrupted Cities - When infrastructure fails » de Stephen Graham, ainsi que l’organisation très régulière dans les grandes universités d’architecture, de séminaires sur ces thématiques de menaces et de catastrophes. En France, on est encore très en retard sur ce sujet, « Pour un catastrophisme éclairé » de l’éminent spécialiste Jean-Pierre DUPUY, professeur de philosophie sociale et politique à l'École polytechnique et à l'Université de Stanford, nous donne pourtant matière à réflexion au sujet de la gestion transversale des catastrophes."
Le sommaire :

Actualité pandémie
• Prévisions 2010-2011
Actualité internationale
• L’écoterrorisme : un modèle terroriste alternatif ?
• Après une catastrophe majeure… le chaos social… ?
• Le rôle des think tank dans la stratégie sécuritaire mondiale
Actualité nationale
• Interview de François Bellanger, fondateur de Transit-City
Actualité européenne
• La stratégie européenne de sécurité intérieure
• Des initiatives de l’OCDE à suivre : réseaux de transports et gestion des risques
Recherche et Innovation
• Séisme d’Haïti : des cartes par satellite pour aider les secours
Agenda
Bonne lecture !

vendredi 19 février 2010

RETEX GRIPPE A H1N1 : "un échec ou un non-succès, sur les raisons duquel il convient de s’interroger"

Le site de l’Assemblée nationale vient de mettre en ligne le rapport fait par M. Jean-Luc Préel, député, sur la proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1). Ce rapport est suivi par les débats de la commission des affaires sociales, qui ont eu lieu au cours de la séance du 16 février 2010.
Le débat et le vote à l’assemblée validant cette résolution ont été prévus pour le 24 février prochain.
De ce rapport et des débats, ressortent une fois encore :
  • le recours exorbitant au principe de précaution
  • la responsabilité des médias, qui ont entretenu à la fois des attitudes anxiogènes et de défiance
  • les doutes sur la pertinence objective des experts
  • le manque de pilotage de la crise, qui n'a pas permis d'en infléchir le processus.

Je vous mets ci-dessous quelques extraits :

EXTRAITS DU RAPPORT :
«
En France, la mise en œuvre du plan national de prévention et de lutte contre la pandémie grippale a conduit à arrêter un volet « prise en charge », avec l’acquisition d’importants moyens de protection : un milliard de masques chirurgicaux destinés aux malades, plus de 900 millions de masques de protection de type FFP2 pour les personnes particulièrement exposées, notamment les professionnels de santé, et enfin 33 millions de traitements antiviraux
La campagne de vaccination a été officiellement lancée par la ministre de la santé et des sports le 20 octobre dernier
Près de 11 000 lieux de vaccination ont été mis en place sur le territoire afin d’assurer cette vaccination collective.
Le nombre de personnes vaccinées, environ 5,6 millions, est resté cependant relativement modéré, notamment en proportion du nombre de vaccins acquis. Se pose donc aujourd’hui la question de la gestion des stocks de vaccins non utilisés.»

EXTRAITS DU DEBAT
« Mme Marisol Touraine :
pour quelles raisons a-t-il été décidé de proposer la vaccination à l’ensemble de la population et non pas seulement aux populations à risque ?
Les experts qui ont été consultés étaient-ils indépendants ? Dans quelle mesure la transparence a–t-elle été assurée ? Pourquoi les médecins ainsi que la vaccination en milieu professionnel ont-ils été écartés du dispositif ?

M. le rapporteur (Jean-Luc Préel) :
après la déclaration de pandémie, peu de personnes ont été vaccinées, ce qui constitue un vrai problème de santé publique et un échec ou un non-succès, sur les raisons duquel il convient de s’interroger, en vue notamment de préparer un plan plus efficace en cas de nouvelle pandémie.

M. Jean-Pierre Door.
comme d’habitude en France, on discute stratégie alors que la guerre n’est pas terminée.
L’heure n’est pas au ton accusateur, ni à la recherche de boucs émissaires, mais plutôt à la réflexion sur la meilleure réponse face à une pandémie et à un virus imprévisible, dans le cadre du principe de précaution, qui nous oblige probablement à exagérer la menace de manière excessive.
La crise a mis en lumière quelques difficultés au niveau de l’opinion publique comme au niveau sociétal.
Les dysfonctionnements constatés ne concernent pas, à titre principal, les décisions appliquées à partir du plan national. Il s’agit surtout d’une crise de confiance de l’opinion publique et d’un déni de la réalité du risque. Il serait trop facile de pointer du doigt la seule responsabilité des autorités sanitaires.
Les évènements se sont succédés de manière très complexe
Évitons donc de faire le procès de la prudence et de faire grief au pouvoir politique d’en faire trop plutôt que pas assez.
Je pense que tout responsable en charge de la politique nationale de santé aurait réagi de la même façon, en appliquant le principe de précaution et en prenant soin de la protection de la population.

Mme Jacqueline Fraysse
tout le monde sait qu’il est impossible de prévoir l’évolution d’une pandémie ou de connaître la virulence d’un nouveau virus et personne ne saurait être accusée de ne pas savoir lire dans le marc de café
le champ de la commission d’enquête est trop restrictif et omet de poser diverses questions quant au défaut d’instruments de pilotage permettant de faire évoluer les dispositifs mis en place

M. Michel Issindou
Il y a eu trois acteurs dans cette crise : les experts, les médias et les décideurs politiques.
Le principe de précaution n’a-t-il pas rendu les politiques trop frileux vis-à-vis des experts?

POUR CONCLURE :

Le 17 février, Jean-Pierre Door (UMP), député, et Marie-Christine Blandin (Verts), sénatrice, ont présenté à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) un rapport d'étape sur la mutation des virus et la gestion des pandémies (info récupérée sur WK Pharma)

Ils recommandent notamment l'élaboration d'un plan plus souple contre une pandémie grippale « modérée », prévoyant des mesures davantage proportionnées que le plan actuel, « trop rigide et conçu pour une situation extrême ». Il préconise aussi « d’envisager des phases intermédiaires entre les phases 5 et 6 [NdlR : phase d'alerte maximale], permettant des mesures davantage proportionnées et graduées ».Le rapport propose également la mise en place « d’un dialogue avec les professions de santé pour les associer à la définition des mesures du nouveau plan pandémie »

Dès que je l'aurai, je mettrai le lien vers ce rapport.

POUR ALLER PLUS LOIN

RAPPORT "Face à la grippe A(H1N1) et à la mutation des virus, que peuvent faire chercheurs et pouvoirs publics ? " (compte rendu de l’audition publique du 1er décembre 2009)

mes précédents billets sur le RETEX de la grippe A H1N1
RETEX GRIPPE A H1N1 : un "échec à méditer"
RETEX GRIPPE A H1N1 : audition de la ministre et des laboratoires par le Sénat
RETEX GRIPPE A H1N1 : commission d'enquête parlementaire et OMS
commission d’enquête parlementaire sur la grippe A H1N1
RETEX sur la grippe A H1N1 : première contribution de Patrick LAGADEC
Grippe A H1N1 et Principe de précaution
Retour sur la grippe A H1N1 : sur-réaction ou sagesse mal comprise ?

mercredi 17 février 2010

RETEX GRIPPE A H1N1 : Roselyne Bachelot justifie sa politique

Alors que le gouvernement sud-africain craint une épidémie de grippe A durant la Coupe du Monde en juin prochain, et comme je vous l'avez déjà annoncé dans mes précédents billets, Roselyne Bachelot devra expliquer au parlement la gestion gouvernementale de la grippe A.
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Devant cette commission d'enquête parlementaire, comme le révèle l'Express ("Roselyne Bachelot justifie sa politique concernant la grippe A"), la ministre de la santé "exhumera les documents prouvant que les informations étaient, au début de la pandémie, extrêmement alarmistes. Son cabinet a retrouvé un télégramme diplomatique, en provenance de l'ambassadeur de France à Mexico, assurant, à l'apparition du virus, que les chiffres communiqués par les autorités mexicaines étaient inférieurs à la réalité de 1 à 10."
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De son côté, Le Monde avec AFP et Reuters ("Vers une commission d'enquête sur la grippe A") nous confirme que le principe de cette commission d'enquête a été adopté hier à l'assemblée nationale à la demande du Nouveau Centre.
"Le NC veut notamment comprendre :
  • les raisons de la faiblesse du nombre de vaccinations,
  • l'influence des campagnes anti-vaccins
  • et se pencher sur la gestion des vaccins et des stocks de médicaments.

La commission sera définitivement acceptée lors d'un vote des députés mercredi 24.

Une fois l'ultime feu vert donné, la commission d'enquête composée de 30 députés sera alors constituée.
Elle disposera alors de 6 mois pour enquêter "sur la manière dont a été gérée la campagne de vaccination de la grippe A (H1N1) dans le but de faire des propositions au gouvernement pour rendre plus opérationnels, efficaces et réalistes nos futurs plans de vaccination contre les pandémies"."

De son côté, le Sénat Le Sénat a décidé le 11 février de créer une commission d'enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion de la lutte contre la grippe A.
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Il est curieux et peut-être dommage, qu'une seule commission d'enquête commune aux deux chambres ne soit pas mandatée pour orchestrer ce retour d'expérience. Il conviendra désormais d'être attentif aux résultats de ces deux commissions d'enquête parlementaires sur la grippe A H1N1.
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Pour aller plus loin : mes précédents billets sur le RETEX de la grippe A H1N1

samedi 30 janvier 2010

RETEX GRIPPE A H1N1 : un "échec à méditer"

Dans Vaccination - l'échec à méditer (LEMONDE.FR, 29.01.10), le député (PS) Gérard BAPT , rapporteur spécial de la "mission santé" pour la commission des finances, revient sur la gestion de la grippe A H1N1.
Selon lui "l'échec est avéré". Il s'agit d'un triple échec : économique, moral et de communication.
Constatant que seulement "5 % de la population ont été vaccinés" (les chiffres divergent selon les sources), il stigmatise la "gestion totalement étatique de la crise sanitaire" et "l'application mécaniste du principe de précaution".
Au-delà de la charge politicienne contre MME Roselyne BACHELOT, cet article propose, lors de l'analyse critique de cette crise sanitaire, de se poser les bonnes questions :
  • quelle stratégie face à la prochaine pandémie ?
  • comment expliquer la décision politique, pour entraîner l'adhésion de la population ?

Parmi les éléments à noter, Gérard BAPT reproche l'entêtement vers la vaccination de masse, qui se révélé injustifié. Selon le député, on n'a pas tenu compte de la mission parlementaire sur la grippe aviaire de 2006, qui avait indiqué que le développement d'une pandémie pourrait être enrayé par la vaccination du tiers de la population. Et surtout, on a appliqué le principe de précaution en "le transformant en protection politique... et juridique !"

Concernant l'adhésion de la population, Gérard BAPT note qu'elle aurait pu être obtenu en impliquant les médecins (médecine de premier recours) ; en créant une mission d'information parlementaire dès le début de la crise et en créant une vraie transparence des débats d'expertise scientifique.

Constatant que "dans des pays à haut niveau d'éducation et à l'heure d'Internet" cette confiance est aujourd'hui plus difficile à obtenir, Gérard BAPT plaide pour "faire du principe de précaution un processus délibératif ouvert sur la société".

Mes précédents billets sur le RETEX de la grippe A H1N1 :

RETEX GRIPPE A H1N1 : audition de la ministre et des laboratoires par le Sénat
RETEX GRIPPE A H1N1 : commission d'enquête parlementaire et OMS
commission d’enquête parlementaire sur la grippe A H1N1
RETEX sur la grippe A H1N1 : première contribution de Patrick LAGADEC
Grippe A H1N1 et Principe de précaution
Retour sur la grippe A H1N1 : sur-réaction ou sagesse mal comprise ?

jeudi 28 janvier 2010

Le Pentagone et Haiti

"Personne d'autre que les Etats-Unis ne peut fournir une telle assistance et nous sommes heureux de le faire.
Cela montre au monde de manière évidente que
nos forces armées n'ont pas qu'un rôle militaire ;
nous sommes aussi présents pour le bien de l'humanité et pour apporter assistance partout dans le monde à ceux qui en ont besoin."
("No one can provide the kinds of assistance we can, and we are happy to be doing it," he said. "It shows the world that obviously we are not a one-dimensional force; we are a force for good and try to provide assistance to those who need it around the world.")
Comme je vous le faisais reparquer dans mon billet du dimanche 24 janvier 2010 HAITI : POUR UNE FORCE DE REACTION HUMANITAIRE EUROPEENNE, en m'appuyant sur les propos d'Alain Frachon dans Le Monde ("seule l'armée américaine peut déplacer en 48 heures 10 000 hommes et leur matériel"), l’intervention américaine en Haiti permet de justifier l’intérêt d’avoir un outil militaire gigantesque. Seule cette giga-puissance est capable de déployer autant de moyens et autant d’hommes aussi rapidement. Eux seuls ont les capacités d’envoyer un porte-avions, un navire-hôpital et de prendre le contrôle technique d’un aéroport pour le rendre à nouveau fonctionnel.
Cette opération en Haiti permet au Pentagone de montrer ses capacités incontournables et uniques. L'armée américaine prévoit de rester 6 mois avant de laisser la main à d'autres organisations.
Le blog THE TENSION dans Pentagon: Administration Mulls Military Role in Haiti Beyond Relief rapporte les propos du service de communication du Pentagone :
"News in Balance:WASHINGTON, Jan. 27, 2010
"The U.S. government still is figuring out the details of American assistance in Haiti, Pentagon Press Secretary Geoff Morrell said here today, noting that Defense Secretary Robert M. Gates and President Barack Obama discussed the issue yesterday.
"I think that everybody would say by now that the aid is flowing in a very productive and helpful fashion," Morrell told Pentagon reporters. "But the question now becomes, now that this immediate relief has been provided, what do we want to do from here? What can we do from here?"Morrell characterized security in Haiti as "stable, but fragile," saying groups displaying unrest are a reflection that aid distribution is an ongoing challenge."We have to be mindful of the security climate there," he said. "We have to provide the kind of security that will facilitate a safe, secure flow of food, water, medicine, whatever it may be to the population."Morrell estimated that U.S. relief efforts to date have cost hundreds of millions of dollars, and said thousands of additional forces are in the pipeline to be sent to Haiti."So we envision that there will be a role for the United States military for some time to come in Haiti," he said, adding that the United States is honored to carry out a relief mission in a country it's uniquely positioned to help."No one can provide the kinds of assistance we can, and we are happy to be doing it," he said. "It shows the world that obviously we are not a one-dimensional force; we are a force for good and try to provide assistance to those who need it around the world."U.S. military assistance in Haiti likely is to continue for three to six months before yielding to international and non-government groups as they take on greater responsibility for the massive humanitarian relief effort there, the director of Defense Logistics Agency said yesterday."I think there's a commitment to continue to provide support and stay engaged until other organizations can take over the role," Navy Vice Adm. Alan Thompson told the Defense Writers Group."My sense would be that probably in the three- to six-month time period would be when there would be efforts to try to transition some of the support," the admiral said.
(Report by John J. Kruzel, American Forces Press Service.)"

mercredi 27 janvier 2010

Responsabilité des maires : méthode globale d’analyse des risques sur les territoires et 100ème numéro du JAC (journal des accidents et catastrophes)

Le JAC (journal des accidents et catastrophes) existe depuis 10 ans et fête son 100ème numéro avec la publication de janvier.
C'est l'occasion de vous rappeler l'existence de ce site de grande qualité sur la gestion des risques et catastrophes et aussi de vous signaler une remarquable étude :

Risques et territoires ;
Plaidoyer pour une méthode globale d’analyse des risques


"De nos jours les collectivités territoriales sont confrontées à un panel de risques très divers et les possibles effets dominos sont avérés. La réalisation de ces risques est source de responsabilité notamment lorsqu’aucune action préventive et/ou corrective n’a été mise en place par les élus locaux. Ces derniers ont rarement la maîtrise des risques existants sur leur territoire de compétence car ils n’ont pas reçu de formations les sensibilisant à la question lors de leur prise de fonction.

Aujourd’hui, le territoire communal est bien trop morcelé de par les regroupements intercommunaux pour que le maire soit en mesure d’identifier tous les risques qui impactent son territoire.
En guise de plaidoyer pour la défense d’une méthode globale d’analyse des risques, nous invitons le législateur à donner à l’autorité compétente sur un territoire la possibilité de prendre une mesure de police dans un contexte éclairé.
Autrement dit, il s’agit de déployer le pouvoir de police à l’égard d’autorités formées à la prévention et la gestion des risques.

Dès lors et en l’état actuel de la législation, la présentation de la méthode suppose de s’interroger
préalablement sur la définition d’un territoire pertinent d’analyse des risques (I) avant de s’intéresser à l’analyse des risques proprement dite et à ses conséquences (II). En effet, la méthode s’appuie sur une étude systémique du territoire, reposant sur les différents éléments de ce système, leurs fonctions et les relations qui les lient. Cette étude préliminaire indispensable permet d’obtenir une connaissance approfondie de la dynamique propre au territoire et des enjeux associés. A partir de cette analyse, des grilles d’inventaire des sources de dangers présentes sur le territoire sont élaborées et permettent de construire des scénarii d’accidents. Le but est que ces grilles soient utilisées par les élus locaux pour une meilleure maîtrise des risques de nature à limiter in fine la mise en jeu des mécanismes de responsabilité.
Bonne lecture !
Mes autres billets sur le JAC :

samedi 23 janvier 2010

RETEX GRIPPE A H1N1 : audition de la ministre et des laboratoires par le Sénat

« Pandémie grippale H1N1 : la commission des affaires sociales entend les laboratoires pharmaceutiques et la ministre de la santé »
Le 20 janvier, la commission des affaires sociales du Sénat a entendu :
  • la ministre de la santé, Roselyne Bachelot-Narquin
  • les 4 laboratoires pharmaceutiques fournisseurs de vaccins (GlaxoSmithKline, Sanofi Pasteur, Novartis et Baxter).

« Les sénateurs ont longuement interrogé la ministre sur l'organisation du dispositif de vaccination et ses dysfonctionnements. Roselyne Bachelot-Narquin a rappelé les raisons du choix de proposer la vaccination à l'ensemble de la population. Aux sénateurs qui relevaient le succès plus que relatif de cette campagne, elle a objecté que 10 % de la population y ont déjà eu recours, ce qui place la France au troisième rang mondial après la Suède et le Canada. Ce taux devrait encore s'accroître du fait de l'approvisionnement dans les tout prochains jours des 22 000 pharmacies de France en vaccins monodoses qui pourront dès lors être facilement mis à disposition des médecins libéraux. Précisant que la campagne de vaccination nationale se poursuivra jusqu'en septembre, elle a souligné la nécessité de maintenir la mobilisation, l'épidémie pouvant connaître un nouveau pic dans les prochains mois ou à l'automne. »

Une enquête sur le bon usage des fonds consacrés à la lutte contre la pandémie a été demandée à la Cour des comptes (résultats attendus courant 2010)

Ces auditions ont permis de lever certaines interrogations portant sur :

  • les clauses de responsabilité
  • les résiliations de commandes
  • conditionnement en flacons multidoses

clauses de responsabilité contenues dans les contrats d'acquisition :

  • l'Etat est responsable de l'organisation de la campagne de vaccination de masse qu'il a choisi de mettre en œuvre
  • les laboratoires sont responsables des produits défectueux

"La ministre de la santé a précisé que les laboratoires ont tenté d'obtenir une clause d'exonération de leur responsabilité du fait des produits défectueux, mais que l'unité des pays membres de l'Union européenne sur cette question a permis de résister à cette demande, ce qui n'a pas été le cas ailleurs, en particulier aux Etats-Unis"

résiliations de commandes : portent sur 50 millions de doses :

  • 32 millions de doses pour GSK
  • 11 millions pour Sanofi Pasteur
  • 7 millions pour Novartis

Les laboratoires ont fait état de pertes de chiffres d'affaires de 300 millions d'euros. Une partie des vaccins pourra toutefois être revendus aux pays de l'hémisphère sud. Ces vaccins commandés sont d'ores et déjà fabriqués.

conditionnement en flacons multidoses :

  • ce choix a été contesté pour avoir fait obstacle à la vaccination dans les cabinets libéraux et être à l'origine de gaspillages
  • il était imposé par la nécessité d'engager la campagne de vaccination le plus rapidement possible.

Mes précédents billets sur le RETEX de la grippe A H1N1 :

jeudi 21 janvier 2010

RETEX GRIPPE A H1N1 : commission d'enquête parlementaire et OMS

Je vous avais annoncé sa création dans mon billet du vendredi 15 janvier 2010 : "commission d’enquête parlementaire sur la grippe A H1N1".
La commission d'enquête parlementaire sur la gestion de la grippe A H1N1 va effectivement être créée. La nouvelle vient d'être annoncée par Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée nationale.
Par ailleurs, lors du conseil exécutif de l'OMS, Margaret Chan a reconnu certains problèmes dans la gestion de la pandémie :
« Nous avions prévu qu'il y aurait des problèmes pour produire des vaccins suffisamment rapidement (...), mais nous n'avions pas prévu que les gens décideraient de ne pas se faire vacciner ». Selon elle, « l'époque où les responsables de la santé pouvaient donner leurs recommandations (...) et attendre que les populations s'y plient est sans doute révolue ».
Il s'agit maintenant de suivre, collecter et analyser ces éléments de RETEX.
Mes précédents billets sur le RETEX de la grippe A H1N1 :

Voir aussi :

mercredi 20 janvier 2010

Center for Complex Operations : un organisme consacré aux opérations complexes


En complément de mon précédent billet de ce matin (PRISM : une revue militaire consacrée aux opérations complexes), je vous recommande le site du Center for Complex Operations .

C'est l'organisme qui publie la revue PRISM. Vous pourrez y télécharger des documents intéressants. Notamment celui-ci :
La vocation de ce site est celle de la revue PRISM : préparer l'Etat américain à faire face aux opérations complexes, que sont les opérations de contre-insurrection et de stabilisation. Il s'agit donc d'unir les efforts militaires et les efforts civils pour faire face à la complexité des guerres actuelles, dont l'Irak et l'Afghanistan sont les exemples emblématiques.
Bonne lecture !

"Enhancing the U.S. Government's Ability to Prepare for Complex Operations.
The CCO will link U.S. Government education and training institutions, including related centers of excellence, lessons learned programs, and academia, to foster unity of effort in stability operations, counterinsurgency, and irregular warfare – collectively called “complex operations.” The Department of Defense, with support from the State Department and USAID, established the Center for Complex Operations (CCO) as an innovative interagency partnership. Recognizing that unity of effort across disparate government agencies, and across DoD components, requires shared intellectual and decision-making frameworks, the CCO will connect education and training programs across the government to foster a ‘whole of government’ understanding, assessment and approach to complex operations."

PRISM : une revue militaire consacrée aux opérations complexes


La National Defense University américaine (NDU) vient de mettre en ligne une revue très prometteuse : PRISM. Cette revue traite des opérations complexes auxquelles sont confrontées les forces américaines avec une approche résolument transverse ou globale (comprehensive approach). Le but, in fine, est de permettre aux militaires et civils de mieux se comprendre, de mieux comprendre les enjeux auxquels ils sont confrontés et d'améliorer leurs méthodes de gestion des crises complexes.

"PRISM is published by the National Defense University Press for the Center for Complex Operations. PRISM is a security studies journal chartered to inform members of U.S. Federal Agencies, allies, and other partners on complex and integrated national security operations; reconstruction and nation building; relevant policy and strategy; lessons learned; and developments in training and education to transform America’s security and development apparatus to meet tomorrow’s challenges better while promoting freedom today.
L'intégralité du premier numéro est disponible en ligne : Welcome to PRISM Vol. 1, No. 1
Excellente lecture !

vendredi 15 janvier 2010

commission d’enquête parlementaire sur la grippe A H1N1

"ce qui n’a pas fonctionné doit nous servir
à préparer un plan réellement opérationnel, efficace et réaliste
pour le jour où nous serons confrontés à une pandémie plus grave"

Une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination de la grippe A (H1N1) vient d'être déposée à l'assemblée nationale.

Constatant que
  • "la France s’est montrée clairement en difficulté dans ce dossier"
  • "notre pays fait partie de ceux qui ont le taux de vaccination le plus faible, malgré les moyens très importants engagés"
  • "Au moment de la grippe aviaire, des plans avaient été établis pour éviter le risque d’une pandémie. Ces plans n’ont vraisemblablement pas été suivis ou bien étaient inadaptés."
cette résolution propose :
  • "un véritable travail d’analyse, transparent, public et contradictoire
  • afin de comprendre les dysfonctionnements du plan de vaccination et les améliorations à lui apporter."
cette commission d’enquête devra répondre à de nombreuses questions dont :
– " Comment communiquer mieux sans générer le trouble dans les esprits ?"
– " Comment réaliser des vaccinations de masse ?"
– " Pourquoi et comment d’autres pays occidentaux ont-ils réussi à vacciner plus de patients que nous ?"
Cette proposition de résolution a été présentée par 6 députés du Nouveau Centre :
  • Jean-Christophe LAGARDE
  • Jean-Luc PRÉEL
  • Maurice LEROY
  • Jean DIONIS du SÉJOUR
  • Jean-Pierre ABELIN
  • Colette LE MOAL.

mercredi 13 janvier 2010

Notre société face aux risques : "fragilité et angoisse du chaos"


L'article AFP de ce jour ( Neige, froid: la France entre fragilité structurelle et angoisse du chaos ) consacré à l'épisode neigeux qui s'est abattu sur la France permet de revenir, à travers les propos d'experts sur l'impréparation de notre société face aux risques et crises. Il s'agit notamment de :

- la vulnérabilité des réseaux de transports ;
- le manque de préparation des populations ;
- les défauts d'une communication qui, au lieu de rassurer les usagers, amplifie leurs angoisse et désorientation.

Patrick Lagadec note finalement que : "Du côté des cadres de réponses aux situations d'urgence, on a une guerre de retard".

Afin de modérer ces points de vue d'experts, je reviendrai très prochainement sur une autre publication récente qui rejette le climat d'angoisse et d'insécurité sur les discours alarmistes des mêmes experts.